1 Mars 2018

Congo-Kinshasa: Prolongations à répétition du second et dernier mandat de Kabila - Réplique modérée de la RDC au Botswana

Le ministre des Affaires Etrangères du Botswana était le premier à « dégainer », à visage découvert, et à tirer à balles réelles sur Kinshasa, coupable à ses yeux d'entretenir l'agenda caché des prolongations à répétition du second et dernier mandat du Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila.

Le chef de la diplomatie botswanaise n'avait pas mis des gants pour demander, dans un communiqué daté du mardi 26 février, à la communauté internationale d'accentuer les pressions sur Kinshasa pour amener les hommes au pouvoir à rendre le tablier dans le plus bref délai. Le résultat attendu de ces pressions devrait être l'organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au plus tard le 23 décembre 2018, afin de permettre au peuple congolais de retrouver la voie de la démocratie et de refonder réellement un Etat de droit.

Selon l'homme d'Etat botswanais, Joseph Kabila pécherait dans déficit de gouvernance de son pays et aurait perdu le contrôle de situation sécuritaire, ce qui a plongé le peuple congolais dans situation d'insécurité récurrente et dans une crise inquiétante. Par conséquent, Kinshasa devrait cesser de bloquer processus électoral.

C'est la toute première fois, en Afrique, qu'un Etat a pris position contre un autre au sujet de sa politique intérieure.

Cela est d'autant étonnant que le Botswana abrite le siège de la (Communauté de Développement de l'Afrique Australe). Le manque réserve affiché par Gaborone traduirait-il le ras-le-bol de partenaires de la RDC non seulement au sein de cette sous-régionale mais même de la communauté internationale? On est de le croire. D'autant qu'il se raconte que la Grande-Bretagne, de la mère du président Botswanais, Ian Khama, ferait partie, avec Belgique, les USA, le Canada et tout dernièrement la Suisse, des foncièrement opposés à tout nouveau glissement de calendrier du côté de Kinshasa.

On croit savoir qu'à Kinshasa, on a pris la pleine mesure de l' de Gaborone. Car en lieu et place d'une sévère réplique, comme c' le cas dans les crises belgo-congolaises, le ministre congolais Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu, a pris un ton conciliant. L'unique fait qu'il a déploré était le recours, par homologue botswanais, aux réseaux sociaux, au lieu de la diplomatique.

Pour le reste, il s'est contenté de prendre à témoin les chefs d' et de gouvernement présents au dernier Sommet de la SADC pour le satisfecit accordé à Kinshasa pour les avancées constatées dans mise en œuvre, bien que partielle, de l'Accord de la Saint et à conduire le peuple congolais aux urnes selon le électoral de la Ceni. Il a également souligné que tout est mis œuvre pour la tenue effective des élections, sauf cas de majeure.

Les observateurs notent que Kinshasa s'est gardé d'offusquer le de Ketumile Masire, dont personne n'ignore la déterminante dans l'organisation du Dialogue intercongolais en 2002, la mise en place du Régime 1+4, la réunification et la pacification pays, soubassement non négligeable pour la tenue des élections 2006. Kimp

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