5 Mars 2018

Afrique: Déficit infrastructurel - Le continent devra mobiliser 93 milliards de dollars chaque année

Le déficit infrastructurel en Afrique est important. Pour résorber le gap, 93 milliards de dollars devront être mobilisés, chaque année, pendant 10 ans.

L'avis est du ministre délégué, chargé du développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndené Sall, qui a présidé avant-hier, samedi 4 mars, une retraite des investisseurs africains et américains pour le développement des infrastructures en Afrique.

Pour le ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndené Sall, le continent africain devra mobiliser chaque année, 93 milliards de dollars pour mieux redorer son blason, du point de vue des infrastructures.

«Selon les estimations de la Banque mondiale et la Commission économique pour l'Afrique, pour rattraper le retard infrastructurel sur les autres parties du monde, l'Afrique devra dépenser 93 milliards de dollars chaque année au cours des dix prochaines années, soit le double de la somme dépensée actuellement», a-t-il déclaré.

Un tel montant est nécessaire car, selon Abdou Ndené Sall, le problème majeur du continent africain demeure l'insuffisance des infrastructures et son faible taux d'accès à l'énergie.

Le déficit infrastructurel est plus remarqué dans sa faiblesse de la densité routière (7 kms pour 100 m2). Pis, si l'on en croit toujours Abdou Ndené Sall, 40% des routes africaines sont en très mauvais état.

Quid du réseau ferroviaire continental qui n'est que de 80.000 km de rail ? Et, comme si cale ne suffisait pas, la plupart des lignes ferroviaires datent de l'époque coloniale et n'ont pas fait l'objet de renouvellement, a-t-il relevé. Pour Abdou Ndené Sall, il est important que les investisseurs aient confiance aux pays africains.

Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique, Vera Songwe, estime les fonds dormants africains à 4000 milliards de dollars. Ce montant qui représente l'épargne africaine peut être utilisé pour créer des investissements.

REALISATION DES RAILS DU TRAIN EXPRESS REGIONAL : L'avancement des travaux évalué entre 25 et 30%

Selon le ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndené Sall, qui a présidé avant-hier, samedi 3 mars, une rencontre d'investisseurs américains et africains, le taux d'exécution du Train express régional (Ter) se situe actuellement entre 25 à 30%. Ce faible taux n'est pas dû, selon lui, à des difficultés mais plutôt à la lourdeur des travaux.

«Nous n'avons pas de problèmes parce que ce qui se fait actuellement sont les parties qui prennent beaucoup plus de temps et c'est un travail difficile. Au-delà de cette phase, le fait de poser les rails est beaucoup plus facile», a-t-il dit.

Par ailleurs, le ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire est revenu sur les blocages notés dans le démarrage des travaux du chemin de fer Dakar/Bamako. «Les fonds dont disposent les deux pays ne sont pas suffisants.

Nous avons l'option de faire des investissements pour que la société fonctionne, en attendant de refaire cette ligne. La ligne est centenaire, on ne peut pas, 130 ans après, faire des travaux rapides pour la réfection», a-t-il indiqué. A signaler que le montant nécessaire pour la réhabilitation de cette voie ferrée est de 1500 milliards.

Sénégal

Greenpeace Afrique appelle à une meilleure protection des défenseurs de l'environnement

Dakar, le 21 Juin 2018 - Suite aux manifestations contre l’exploitation du Zircon ayant occasionné, la… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.