5 Mars 2018

Burkina Faso: Double attaque de Ouagadougou - Le groupe Burkindlim condamne des "actes ignobles"

Le groupe parlementaire Burkindlim tient, les 5 et 6 mars 2018 à Ouagadougou, ses premières journées sous le thème : «Etat des lieux des droits sociaux : cas du droit au logement et du droit à l'autosuffisance alimentaire».

La double attaque terroriste dont a été victime Ouagadougou, le 2 mars 2018, afflige le groupe parlementaire Burkindlim. Réuni à ses premières journées parlementaires dans la capitale, le groupe, à travers son président, Emmanuel Lankoandé, a condamné « avec la plus grande fermeté ces actes ignobles » qui ont endeuillé tout le Burkina Faso.

Pour lui, si la France et le Burkina Faso ont été ciblés par ces attentats, c'est parce que les deux pays sont attachés aux valeurs de liberté et de démocratie.

Le député Lankoandé a exprimé la compassion du groupe aux familles éplorées, souhaité un prompt rétablissement aux blessés et appelé les Burkinabè à faire front pour montrer à la «pieuvre terroriste» leur détermination commune à mettre fin à ses exactions.

S'exprimant sur le thème de ces journées parlementaires : «Etat des lieux des droits sociaux : cas du droit au logement et du droit à l'autosuffisance alimentaire », le président du groupe parlementaire a fait remarquer que la problématique du logement se pose avec acuité, notamment dans les centres urbains où la spéculation autour de la terre a atteint « un paroxysme décadent».

Pendant plusieurs années, a poursuivi le député Lankoandé, les opérations de lotissements dans les communes, en lieu et place de la satisfaction des besoins de logements des Burkinabè, ont plutôt donné lieu à «des détournements et spoliations au profit d'une horde d'affairistes».

Un boulet au pied du gouvernement

Il a affirmé que le droit au logement demeure un véritable boulet aux pied des gouvernements successifs. C'est pourquoi, a-t-il justifié, le groupe parlementaire Burkindlim a choisi de se pencher sur la problématique du logement.

Concernant le droit à l'alimentation, deuxième volet du thème principal, Emmanuel Lankoandé a indiqué que c'est un droit, garanti par les Nations unies et reconnu par le Burkina Faso, qui continue de mobiliser les acteurs nationaux et les organisations internationales.

Il a expliqué que la situation est préoccupante parce que la saison pluvieuse est capricieuse, du fait du changement climatique, mais aussi eu égard à l'insuffisance des cultures de contre-saison et de saison sèche combinées aux récoltes classiques qui ne permettent pas de juguler les crises alimentaires répétitives.

Il a informé que c'est pourquoi le gouvernement a investi 25 milliards de F CFA pour 95 000 tonnes de vivres en vue de répondre au déficit céréalier dans 18 provinces du pays. «En dépit de ces efforts, le droit à l'autosuffisance alimentaire reste sujet à caution dans notre pays.

Chaque jour que Dieu fait apporte son lot d'affamés et de victimes de la sous-alimentation et ses effets sur l'équilibre de nos sociétés», a-t-il déploré. Il a, de ce point de vue, souligné que face à de telles réalités, le débat s'impose aux représentants du peuple que sont les députés.

« Notre but est d'apporter notre contribution à celles d'autres composantes afin que dans la synergie d'actions, les populations vivent mieux dans une quiétude sociale», a-t-il précisé.

Le groupe parlementaire MPP, venu soutenir son homologue Burlkindlim, a dit attendre de cette rencontre des conclusions pertinentes pour le gouvernement. Les travaux du groupe axés sur une communication sur le thème principal prennent fin le 6 mars 2018.

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