6 Mars 2018

Burkina Faso: Attaques terroristes du 2 mars - 8 personnes interpellées dont 2 militaires en service et 1 radié

Au cours de ce rendez-vous avec les médias, Maïza Sérémé a fait une restitution des faits. Et selon elle, c'est à 10 h 01 minutes que trois individus en tenue civile, « sont sortis armés de kalachnikov et ont immédiatement ouvert le feu sur le dernier poste de garde de l'ambassade de France ».

Dans la foulée, le dernier occupant du véhicule, a rejoint ses compagnons après avoir mis le feu au véhicule dans lequel ils s'y trouvaient, raconte Mme Sérémé. Sept minutes plus tard un mode opératoire similaire s'effectuait du côté de l'Etat-major général des armées.

Aux dires du Procureur du Faso, deux assaillants roulant sur une moto, précédaient deux autres, qui étaient à bord d'un véhicule. Ceux-ci, « armés de fusils de type AK 47 et de grenades, ont immédiatement ouvert le feu au niveau de la porte arrière de l'Etat-major ».

Ces attaques simultanées, ont fait selon le procureur huit militaires décédés, huit assaillants tués, 85 blessés dont 61 militaires et 24 civils.

Aussi, elle note de « très importants » dégâts matériels. A ce sujet, ce sont 29 véhicules incendiés et 26 autres endommagés, 34 engins à deux roues incendiés et 60 autres endommagés. A cela, s'ajoutent des bâtiments endommagés.

Dans un souci de faire la lumière sur ces attaques, le parquet a aussitôt « ouvert une enquête de flagrance pour association de malfaiteurs terroriste, assassinats, tentative d'assassinats, détention illégale d'armes à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens le tout en relation avec une entreprise terroriste »

A ce stade de l'enquête, plus d'une soixantaine de personnes ont été auditionnées comme victimes ou témoins. Cela a permis l'interpellation et la garde à vue de huit personnes, toutes de nationalité burkinabè.

« Nous sommes à la phase de détermination de leur implication ou pas. Parmi eux, nous avons un militaire radié, deux militaires et des civils », précise Mme le procureur du Faso.

A l'issue des constatations, Maïza Sérémé est formelle sur le fait qu'aucun des assaillants ne portait une tenue militaire. Cependant, à ce jour, « les assaillants n'ont pas encore été identifiés », a-t-elle annoncé.

Du moins, ces terroristes avaient sur eux des bandeaux avec une inscription en arabe qui disait « il n'y a de divinité que Allah et Mohamed est son messager ».

Même si ces actes de barbarie ont été revendiqués par « le groupe de soutien à l'Islam et au musulmans (Nusrat al-Islam Wal-Muslim), le parquet, par la voix du procureur n'écarte pas « une possible complicité même si pour le moment aucune précision ne peut être évoquée à ce sujet ».

En outre, dans l'optique de faciliter l'avancement des recherches et permettre leur bonne conduite, un appel a été lancé aux populations.

« Nous réitérons notre appel à témoin et invitons toute personne désireuse d'apporter son témoignage à se présenter dans l'une des brigades de gendarmerie ou dans un des commissariats de police le plus proche ».

Cependant, dans le cadre de la coopération judiciaire, une équipe d'enquêteurs et de magistrats français sont à Ouagadougou pour appuyer l'enquête.

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