6 Mars 2018

Mali: Redynamisation du réseau ferroviaire Dakar-Bamako - Le trafic relancé d'ici début octobre

La visite du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a fait renaître l'espoir des cheminots de Thiès. Abdoulaye Daouda Diallo a assuré que tout sera mis en œuvre par le gouvernement pour redynamiser le transport ferroviaire.

L'espoir renaît après la visite du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement aux cheminots de Thiès. Abdoulaye Daouda Diallo était venu s'enquérir de la situation qui prévaut à Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf). Il a annoncé que d'ici à la fin septembre ou plus tard en début d'octobre, l'activité ferroviaire sera relancée.

« En ce qui nous concerne, les travaux finiront dans trois à quatre mois. Concernant la cimenterie, les machines seront envoyées à l'étranger. Mais si nos locomotives sont réhabilitées ici, c'est le Chef de l'État lui-même qui viendra faire le constat », a-t-il promis aux cheminots.

En plus de ces travaux, le gouvernement du Sénégal, si l'on se fie au ministre, est sur d'autres schémas et travaille à une reprise totale de l'activité ferroviaire. « Nous sommes aujourd'hui à des solutions budgétaires maisons parce qu'il faut que le rail continue de fonctionner et de faire vivre ses travailleurs.

Mais au-delà, le Chef de l'État a décidé de confier l'activité ferroviaire à de grands opérateurs qui mettront ce qu'il faut pour avoir un rail répondant aux normes qui ont toujours été sa marque de fabrique. Il faut que les villes traversées par le rail, de Thiès à Tambacounda, en passant par Kidira et autres, puissent revivre », a estimé Abdoulaye Daouda Diallo.

Des mots qui ont réconforté les cheminots. « Cette visite restera mémorable dans l'histoire du chemin de fer car coïncidant avec mars, un mois fétiche pour les cheminots. C'est un 10 mars 1948 que la grève des cheminots, la plus légendaire en Afrique, a pris fin.

C'est également un 07 mars que le contrat de concession avec Transrail dirigé alors par Abass Jaber a été résilié. En ce 05 mars donc, nous osons espérer retrouver la lumière pour un meilleur avenir.

Après 14 longues années d'incertitudes, de contreperformances, de Ko, causés par la concession initiée par le régime précédent, l'espoir est, aujourd'hui, permis de croire à une véritable relance du chemin de fer », s'est enflammé le Secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de Dakar-Bamako ferroviaire.

Après avoir rappelé les nombreuses difficultés que les cheminots ont connues durant les dernières années de la concession et les conditions de travail précaires rencontrées, Mame Mbaye Tounkara précise que « malgré ce tableau à la fois triste et sombre, les cheminots sénégalais n'ont jamais baissé les bras. Ils se sont toujours mobilisés autour de l'essentiel ».

L'espoir renaît

Le syndicaliste fonde beaucoup d'espoirs quant à la volonté du gouvernement de relancer leur outil de travail. «Certainement le Président Macky Sall a compris les enjeux autour d'un réseau ferroviaire compétitif pour vous nommer à la tête de ce si important département.

Vous êtes un homme de défi. Partout où vous êtes passés, vous avez laissé un bilan fort élogieux. Ici, vous avez pris le taureau par les cornes, vous avez rétabli le dialogue social par une démarche inclusive, vous avez compris l'impérieuse nécessité d'élaborer des stratégies adaptées au contexte sénégalais voire africain », a dit M. Tounkara.

Il a remercié le ministre pour son « esprit d'ouverture », sa « technicité » ainsi que sa « magnanimité ». « Vous êtes en train de faire œuvre utile pour les nombreuses familles de cheminots longtemps menacées. Nous vous prions aussi de transmettre nos remerciements les plus sincères au chef de l'État », a-t-il laissé entendre.

« 700 milliards pour la ligne Dakar-Kidira »

Selon Mame Mbaye Tounkara, le Président Sall a pris des décisions importantes pour la redynamisation du réseau ferroviaire dont, dit-il, le rôle stratégique dans le Pse n'est plus à démontrer par l'achat de pièces de rechange des machines, la garantie de paiement des salaires, la mise à disposition de véhicules, la réhabilitation des points critiques de la voie ferrée.

« Le dernier acte posé par le président est la signature, avec la Turquie, d'un financement de 700 milliards de FCfa, destiné aux travaux de la ligne Dakar-Kidira et l'acquisition de 6 nouvelles locomotives de 100 wagons pour renforcer le parc. Nous sommes convaincus que d'autres mesures suivront.

Mais dans l'immédiat, la reprise de l'activité ferroviaire est notre seule urgence. Avec l'appui de l'État, les cheminots sont debout comme un seul homme pour la relance de l'activité ferroviaire Dakar-Bamako », a-t-il affirmé.

Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que, sur instruction du Président de la République, il avait donné des directives à ses collaborateurs de Dakar-Bamako ferroviaire, de tout mettre en œuvre pour reprendre les activités.

« Ma visite d'aujourd'hui s'inscrit dans ce cadre. Ce matin (Ndr : hier) encore, le Chef de l'État l'a rappelé, à la suite de la cérémonie de levée des couleurs pour dire qu'il a l'ambition résolue de redynamiser le réseau ferroviaire.

Un certain nombre de décisions ont déjà été prises notamment dans le cadre de la réhabilitation », a souligné M. Diallo. A l'en croire, pour une bonne activité ferroviaire, il faut deux paramètres importants.

D'abord, le rail et il est noté qu'à certains endroits, le réseau n'est pas bon et ne permet pas d'avoir une vitesse commerciale acceptable. « Il est complètement mauvais par endroits. Il faut donc le réhabiliter.

Pour cela, nous avons déjà pris la décision de réhabiliter les parties les plus dégradées pour augmenter la vitesse », a soutenu M. Diallo. Ensuite, l'autre paramètre, ajoute le ministre, est la réhabilitation des machines, des wagons mais surtout des locomotives.

Et pour cela, sur instruction du Président de la République, deux locomotives sont déjà en réhabilitation et l'État a signé un protocole avec une entreprise de cimenterie installée au Sénégal, qui a besoin du train pour transporter ses produits au Mali, pour la réhabilitation de deux grandes machines. Il y a également, selon Abdoulaye Daouda Diallo, une centaine de wagons à refaire.

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