8 Mars 2018

Sénégal: Message d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU à l'occasion de la journée internationale des femmes - l'egalite n'est pas un privilege ou une faveur pour les femmes

«L'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde a à relever en matière de droits fondamentaux.»

C'est le message que le Secrétaire général de l'ONU adresse à l'humanité toute entière à la l'occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce jeudi 8 mars à travers le monde.

Pour António Guterres, non seulement l'égalité des sexes n'est pas synonyme de privilégier les femmes ou de leur faire une faveur mais les progrès pour les femmes signifient des progrès pour tous.

«Je veux être très clair: il ne s'agit pas de privilégier les femmes ou de leur faire une faveur. L'égalité des sexes est non seulement une question de respect des droits fondamentaux, mais un progrès pour nous tous, femmes et hommes, filles et garçons. Les inégalités et la discrimination dont sont victimes les femmes nous sont néfastes à tous.»

António Guterres est formel. Dans son message publié à l'occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce jeudi 8 mars sous le thème «L'heure est venue: les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes», le Secrétaire général de l'ONU reste convaincu que «l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux.»

D'ailleurs, indique-t-il, «il est prouvé depuis longtemps qu'investir dans les femmes est le moyen le plus efficace de dynamiser les communautés, les entreprises et même les pays. La participation des femmes rend les accords de paix plus solides, les sociétés plus résilientes, la croissance économique plus vigoureuse.

À l'inverse, là où les femmes sont victimes de discrimination, c'est souvent à cause de pratiques et de croyances qui nous nuisent à tous. Le congé de paternité, les lois contre la violence familiale et celles qui promeuvent l'égalité salariale sont un progrès pour l'humanité toute entière.»

C'est pourquoi, «en ce moment décisif pour les droits des femmes, il est grand temps que les hommes se battent à leurs côtés, les écoutent et apprennent d'elles.

Si l'on veut que les femmes puissent réaliser pleinement leur potentiel et tirer nos communautés, nos sociétés et nos économies vers le haut, il nous faut impérativement appliquer deux principes : celui de la transparence et celui de la responsabilité.»

«Je suis fier de participer à ce mouvement, et j'espère que le vent du changement continuera de souffler dans notre Organisation, et partout dans le monde», souhaite António Guterres.

TOLERANCE ZERO A L'EGARD DES AGRESSIONS, DE LA DISCRIMINATION ET DU HARCELEMENT SEXUELS

Pour le patron de l'ONU, «nous vivons actuellement un moment décisif pour les droits des femmes. Les inégalités historiques et structurelles qui ont fait le lit de l'oppression et des discriminations n'ont jamais été dénoncées si unanimement.

De l'Amérique latine à l'Europe en passant par l'Asie, sur les réseaux sociaux, les plateaux de cinéma, dans les usines et dans la rue, les femmes appellent à un changement durable et réclament la tolérance zéro à l'égard des agressions, de la discrimination et du harcèlement sexuels sous toutes leurs formes.»

Et de noter que «le militantisme et la persévérance de générations de femmes ont porté leurs fruits. Le nombre de filles scolarisées, de femmes ayant un emploi rémunéré et de femmes occupant des postes à haute responsabilité dans le secteur privé, les milieux universitaires, la sphère politique et les organisations internationales, y compris l'ONU, n'a jamais été aussi élevé.

L'égalité des sexes est inscrite dans d'innombrables textes de loi, et les pratiques traditionnelles néfastes comme les mutilations génitales féminines et le mariage des enfants sont maintenant illégales dans de nombreux pays.»

ENCORE DE NOMBREUX OBSTACLES A FRANCHIR: PLUS D'UN MILLIARD DE FEMMES NON PROTEGEES...

Malgré tous ces efforts et le militantisme qui ont porté leurs fruit, «il nous reste toutefois de nombreux obstacles à franchir pour remédier aux inégalités ancestrales qui sont le creuset des discriminations et de l'exploitation», reconnaît le Secrétaire général de l'ONNU. En atteste, à l'heure actuelle, dans le monde, «plus d'un milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi si elles venaient à subir des violences sexuelles dans leur foyer.

L'écart de rémunération entre hommes et femmes est de 23 % à l'échelle mondiale. Il peut aller jusqu'à 40 % dans les zones rurales, et le travail non rémunéré que font de nombreuses femmes n'est pas reconnu.

Les femmes occupent en moyenne moins d'un quart des sièges dans les parlements nationaux, et sont encore moins nombreuses dans les conseils d'administration. Si nous n'agissons pas ensemble, des millions de filles subiront des mutilations génitales dans les dix années à venir.»

Pis, soutient António Guterres, «là où des lois existent, elles sont souvent ignorées, et les femmes qui portent plainte sont discréditées, dénigrées et méprisées.

Nous le savons désormais : le harcèlement et les atteintes sexuels sont monnaie courante sur les lieux de travail, dans l'espace public et dans les foyers, et ce, dans des pays qui se félicitent de leur bilan en matière d'égalité des sexes.»

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