12 Mars 2018

Burkina Faso: Comité national de la pêche et de l'aquaculture - Le projet de texte de création validé

L'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a organisé, le mercredi 7 mars 2018 à Ouagadougou, un atelier de validation du projet de texte portant création, attributions, organisation, composition et fonctionnement du comité national de la pêche et de l'aquaculture du Burkina Faso.

L'une des principales recommandations de l'étude sur la contribution de la politique et stratégie nationale de la pêche et de l'aquaculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations est la mise en place et en état de fonctionnement du comité national de la pêche et de l'aquaculture.

Pour ce faire, l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a validé, le mercredi 7 mars 2018 à Ouagadougou, le projet de texte portant création, attributions, organisation, composition et fonctionnement du comité national de la pêche et de l'aquaculture du Burkina Faso.

L'objectif de cet atelier est de disposer d'un projet de texte et d'une proposition de démarche opérationnelle pour la mise en place de ce comité. Selon le représentant de la FAO, Aristide Ongone Obame, en novembre 2017 s'est tenu un atelier de validation de l'étude sur la contribution du secteur pêche et aquaculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso.

Il a précisé que cela a été effectué dans le cadre du processus du dialogue politique pour l'élaboration d'une politique régionale intégrée et cordonnée de la pêche et de l'aquaculture dans les pays membres de la CEDEAO. Pour lui, la mise en place du comité national de pêche et d'aquaculture au Burkina Faso va permettre de jouer le rôle de plateforme de dialogue pour les acteurs de ce secteur.

M. Obame a souligné que cette rencontre constitue une étape supplémentaire pour doter les Etats membres de la CEDEAO d'instruments juridiques de gouvernance dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture.

« Cette rencontre traduit le dynamisme et la diversité de la coopération entre son institution et le Burkina Faso dans des secteurs aussi importants que la pêche et l'aquaculture », a-t-il justifié.

Pour le représentant du ministre des Ressources animales et halieutiques, Issa Hié, au Burkina Faso la pêche est continentale et artisanale. Il a rappelé que la production domestique de poisson est estimée à 22 070 tonnes en 2016 pour une valeur monétaire d'environ 22 milliards de F CFA.

Plus de 500 mille emplois générés

M. Hié a indiqué que le secteur de la pêche et de l'aquaculture génère plus de 50 mille emplois comprenant des pêcheurs, des aquaculteurs, des transformateurs, des mareyeurs et des commerçants de poisson. A l'entendre, ce secteur contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la création d'emplois et à la lutte contre la pauvreté du Burkina Faso.

D'où la nécessité de l'élaboration du projet de texte portant création, attributions, organisation, composition et fonctionnement du comité national de la pêche et de l'aquaculture au Burkina Faso.

De l'avis de M. Hié, plusieurs départements ministériels et des acteurs de cette chaîne de valeur des produits halieutiques qui interviennent dans ce secteur influencent son développement et sa gestion durable à des degrés divers.

Cependant, il a affirmé que cette diversité d'intervenants et d'influences peut présenter des risques autant qu'il montre des opportunités pour le développement et la gestion durable des ressources halieutiques et de l'ensemble de ce secteur.

Le représentant du ministre a expliqué que le comité national apparait comme un cadre de dialogue et une instance appropriée pour fédérer et coordonner les énergies mais également pour stabiliser les initiatives de développement de diverses origines face au risque d'instabilité institutionnelle du secteur indépendamment des acteurs de mise en œuvre des politiques et stratégies de développement.

« La mise en place du comité va permettre la promotion de ce secteur », a soutenu M. Hié. Et de conclure que c'est un outil essentiel de développement pour le secteur de la pêche et de l'aquaculture au Burkina Faso.

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