21 Mars 2018

Sénégal: Les rufisquois - «Nous avons vécu 5 jours de galére avec la disparition de l'enfant... mais votre venue...»

Le ministre de l'Intérieur Aly Gouille Ndiaye a effectué un déplacement tard dans la nuit de la découverte macabre (entre 1h et 2h) chez la famille du défunt bébé Serigne Fallou Diop dans le populeux quartier de Gouye Mouride pour apporter le soutien du gouvernement à la famille éplorée.

Accompagné par le préfet de Rufisque et du commissaire de la police Sanou Diouf, il a été accueilli par le Conseil de quartier et les parents de la victime qui n'ont pas manqué de souligner le manque de sécurité dans la localité. Le ministre de l'Intérieur a annoncé la construction d'un commissariat sous peu.

A l'arrivée c'est le préfet et madame le commissaire Sanou Diouf qui l'ont accueilli devant la maison de Badou Diop, père du défunt bébé. Après les salamalecs d'usage avec le Conseil de quartier composé de vieux et de jeunes du quartier, ces derniers ont magnifié sa venue. «Votre venue chez nous a mis du baume dans nos cœurs, surtout le père de l'enfant Badou Diop.

Nous vivons un réel problème d'insécurité dans ce quartier qui fait près de 35.000 habitants», a lancé un jeune qui a ouvert la discussion avec le ministre. «Nous avons vécu 5 jours de galère, de fatigue avec la disparition de l'enfant sans aucun soutien.

Mais votre venue à atténuer notre colère», a martelé un vieux du nom de père Ousmane qui poursuit: «Badou Diop, père de l'enfant est chauffeur et est tellement collé à sa famille. Même durant ses voyages au Mali, il appelle au téléphone pour parler à ses jumeaux Fallou et Ndeye Diop.

Et voilà ce ou ces ravisseurs lui ont ôté un amour. Nous vivons des difficultés avec l'insécurité ambiante dans ce populeux quartier», renchérit le vieux qui indique que la décision ferme qu'il avait prise avant, qui était de ne pas faire face aux politiques, venait d'être atténuée par les paroles du ministre de l'Intérieur.

Prenant la parole, le premier des flics a d'emblée présenté les condoléances du gouvernement et s'est excusé pour sa venue tardive, causé par la tenue du Conseil des ministres et des audiences urgentes. «C'est le même constat que j'ai fait en venant dans ce quartier.

Il doit y avoir un problème d'insécurité avec cette densité qu'on vient de m'annoncer et la question qu'on doit se poser c'est le problème d'insécurité», a reconnu le ministre de l'Intérieur. Et d'ajouter: «à Rufisque, on veut installer un autre commissariat, c'est un engagement que j'avais pris lors de mon passage à l'Assemblée nationale.

Et avec cette situation, nous allons accélérer le processus, mais je ne puis vous dire où mais ça se fera», annonce-t-il. Avant de rassurer en ces termes: «nous ferons en sorte que la police soit proche des administrés, avec des patrouilles et des rondes pour traquer les malfaiteurs.

La vie est si précieuse que celui qui ôte la vie à quiconque tombera par tous les moins. Nous ferons en sorte pour mettre la main sur celui qui a commis ce crime. Et il ne sert à rien de vandaliser, faisons confiance en notre Police qui est une Police professionnelle», a fait savoir le ministre de l'Intérieur.

Ce n'est pas seulement le ministre de l'Intérieur qui s'est déplacé à Rufisque, il y a eu un ballet d'autorité à Gouye Mouride dont le ministre de la Pêche, Oumar Gueye, non moins coordonnateur départemental de l'Alliance pour la République de Rufisque. Accompagné d'une forte délégation, il a effectué le déplacement à la maison mortuaire le lendemain de la découverte macabre pour apporter un soutien à la famille éplorée et présenter aussi les condoléances du chef de l'Etat, Macky Sall.

Sénégal

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