30 Mars 2018

Congo-Kinshasa: Double nationalité de Katumbi - Un débat dangereux pour la Nation !

Il y a des compatriotes qui ont estimé que pour disqualifier Katumbi de la présidentielle du 23 décembre 2018, on devait exhumer document, fruit d'un montage grossier, lequel devait attester qu' était d'origine étrangère, plus précisément italienne. pour ces pourfendeurs, l'histoire est têtue.

Selon les archives nationales encore récentes, Moïse Katumbi avait élu député provincial en 2006 comme citoyen congolais. Il était à la tête du gouvernorat de l'ex-province du Katanga en tant Congolais.

A l'époque, la Commission Electorale Indépendante (CEI) avait la latitude de fouiller dans son passé, de consulter toutes chancelleries du monde, ou d'interroger des témoins à charge savoir si Moïse Katumbi était Congolais, Italien, Belge, Canadien,

Zambien, Israélien ou Américain. C'est le même Moïse Katumbi qui, après avoir été élu député provincial et gouverneur de province, été plébiscité par la famille politique du chef de l'Etat pour le PPRD dans l'ex-province du Katanga de 2007 à 2015, soit pendant ans. Mais, où se trouvaient tous ceux qui prétendent aujourd'hui connaître de Moïse Katumbi que l'intéressé lui-même ?

Comme par hasard, pendant que la controverse autour de la du jeune frère de Raphaël Katebe Katoto bat son plein, les traditionnelles du Katanga viennent d'entrer dans la danse. notables très respectés et respectables nous apprennent que seulement Moïse Katumbi est un des leurs fils, mais bien plus, appartient à la lignée du vénérable roi M'siri. Et ce lien de sang pour fondement sa mère.

Si en Afrique, on peut douter de la paternité de quelqu'un, contre, le doute est totalement exclu en ce qui concerne la car, la maternité est une et exclusive.

Pour revenir au débat sur la double nationalité de Moïse Katumbi, c'est le lieu de souligner qu'il représente un gros danger pour République. Et pour cause : si un compatriote s'avisait aujourd'hui dresser la liste de tous les faux jetons qui siègent dans institutions de la République ou qui œuvrent dans les entreprises services publics, ce serait le sauve qui peut à tous les niveaux !

Qu'on se rappelle le séisme provoqué à l'Assemblée nationale en 2007, sous le mandat de Vital Kamerhe, par la motion de José Makila au de la présence d'étrangers dans les institutions de la République. panique était telle que les députés nationaux avaient dû voter catastrophe un moratoire de 6 mois pour permettre à tous les Congolais de régulariser leurs dossiers. Même alors très peu d' avaient renoncé à leurs nationalités étrangères.

Feu Mwando Nsimba Charles fut l'un des rares élus à publiquement la preuve de sa renonciation à la nationalité belge. conséquent, jusqu'au moment où nous couchons ces lignes, institutions nationales congolaises sont truffées d'étrangers. On citer, à ce propos, l'ancien directeur de cabinet du chef de l'Etat, Beya Siku, nommé ambassadeur en Belgique et recalé à cause de nationalité belge. Il y a aussi l'ancien Premier ministre Badibanga accusé d'être Belge au moment de sa nomination, mais s'était battu comme un diable dans un bénitier pour démontrer qu' n'était pas Belge. Mais, le doute persiste.

Il y a surtout le cas flagrant de Tharcisse Loseke, vice-ministre aux Finances en décembre 2017 comme citoyen belge, dont l'attestation de recouvrement de la nationalité n'avait été signée qu'en février 2018 par le ministre de la Justice Garde des Sceaux, Alexis Thambwe Mwamba.

On rappelle aussi le cas d'un ancien député du MLC arrêté Kigali parce qu'il était porteur de la nationalité rwandaise.

D'où, nombre d'observateurs pensent que si Moïse Katumbi est mesure de démontrer, cartes sur table, qu'il est Congolais d'origine, beaucoup parmi ceux qui le diabolisent risquent de rentrer dans petits souliers si le Parquet Général de la République ouvrait information judiciaire sur leurs origines.

Il est sûr et certain que le Sénat, l'Assemblée nationale, Gouvernement et plusieurs institutions de la République se de leurs membres. Car, de nombreux « Kuluna » en cravates, de la nationalité congolaise, se retrouveraient en prison.

Bref, il est recommandé à chacun de bien observer la grosse poutre est dans son œil plutôt que de se focaliser sur la paille qui trouverait dans l'œil de Moïse Katumbi.

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