5 Avril 2018

Afrique Centrale: Transfèrement des eaux de l'Ubangi vers le lac Tchad - Graves accusations contre le Gouvernement

La plénière d'hier mercredi 4 avril à l'Assemblée nationale, présidée par le 2ème vice-président Rémy Masamba, était essentiellement consacrée au contrôle parlementaire. Deux questions orales avec débat constituaient son ordre du jour, à savoir : la position du gouvernement face à la problématique du transfèrement de l'eau d'Ubangi vers le lac Tchad, et les raisons des coupures accentuées de fourniture en électricité à travers le pays.

C'est le ministre de l'Environnement et Développement durable Ambatobe qui devait donner la position du gouvernement face à problémnatique de transfèrement de l'eau pour la première posée par Patrick Mayombe ; tandis qu'à la seconde question posée Balamage Nkolo Boniface, c'est le Directeur général de la Nationale d'Electricité (Snel) qui devait fournir des explications perturbations que l'on observe dans la desserte de l' électrique.

Gouvernement : pas de transfèrement l'aveuglette

«En conclusion, la question de transfèrement des eaux de l' vers le lac Tchad, ou du Kasaï vers l'Afrique australe, absolument prendre en compte le maintien de la biodiversité du Congo et de ses affluents, la baisse des amplitudes des eaux, sauvegarde des tourbières, la survie du barrage et du projet Inga, la navigabilité intérieure sur nos cours d'eaux et le bien- des riverains, etc.

Les anomalies dues au changement climatique en corrélation avec baisse des niveaux d'eaux sur l'Ubangi et le Kasaï, expose ces deux principaux affluents du fleuve Congo aux stress hydriques ».

Avant d'en arriver à cette conclusion, le ministre de l' a d'abord décrit toute la problématique de transfèrement des eaux Bassin du Congo (ex-Zaïre) qui remonte vers les années 90, avec propositions faites à notre pays de pourvoir en eaux les australe et septentrionale de l'Afrique où la carence se sentir.

Dénommé « projet Transqua », celui-ci visait au départ transfèrement des eaux affluents Est et Nord-Est du fleuve Congo le lac Tchad par un gigantesque canal qui les déverserait, à son tour,

dans le fleuve Chari pour le lac Tchad comme destination finale. Ubangi, le site choisi pour ce prélèvement fut l'Est du pays à hauteur de Bukavu, avant qu'il change à cause de l'instabilité qu' observe dans la partie orientale du pays. Voilà les raisons du d'Ubangi, a révélé Amy Ambatobe.

Après des sommets qui se sont succédé à travers le monde l'environnement, où la question du sèchement du lac Tchad revenait temps en temps, c'est en 1992 que l'ex-Zaïre adhéra à la Commission Bassin du Lac Tchad (CBLT) en observateur. La RCA adhéra, à son tour,

en 1997. Et en 2005, le Congo Brazzaville signe l'accord d' du projet Transaqua. La Lybie, l'Algérie et le Soudan souscrivirent projet en 2008.

En 2010, le Tchad et la CBLT avaient organisé à Ndjamena le « mondial de développement durable et le sauvegarde du Lac Tchad » l'issue duquel les participants avaient reconnu au lac Tchad le du patrimoine de l'humanité. D'où la nécessité d'activer le projet transfèrement des eaux d'Ubangi vers le lac Tchad.

« En 2014, s'est tenue respectivement à Bologne et à Rimini (Italie), une conférence sur le projet Transaqua. Il s'agissait d'une ronde des bailleurs de fonds pour le financement du plan d'investissement 2013-2017 de la CBLT », a informé le ministre indiquant que le transfert de l'eau du bassin du Congo vers l' australe a été retenu parmi les résolutions.

Après avoir évalué toutes ces initiatives visant le transfert eaux de la RDC vers l'Afrique du Nord et du Sud, le ministre l'Environnement soutient que « tout transfèrement des eaux du vers le lac Tchad est conditionné par des études préalables ». Car, a-t-il insisté, il faudra prendre en compte les socioéconomique, touristique, technique, et géopolitique de la RDC.

La bombe d'Eve Bazaiba !

Après l'exposé du ministre de l'Environnement, le bureau a accordé parole à Jean Claude Vuemba, pour sa motion d'information. L'élu Kasangulu a rappelé à l'intention de la plénière que cette question transfèrement des eaux du fleuve Congo avait déjà fait l'objet débats au cours de la législature passée, et une commission ad hoc mise en place. Il appartient au bureau d'en tenir compte afin d' l'éclairage nécessaire pour aborder la présente question.

Le président de séance, Rémy Masamba, a reconnu le fait, avant préciser que ladite commission fut présidée par feu Charles Nsimba et l'honorable Eve Bazaiba comme rapporteur. Immédiatement, parole a été accordée à Eve Bazaiba pour éclairer la lanterne de collègues.

Prenant la parole, l'oratrice a commencé par fustiger le inexpliqué du gouvernement face à une question d'extrême pour le pays, surtout que des nombreuses initiatives sont en d'être prises sur le dos de la RDC, sans pourtant l'associer en que pays pourvoyeur. La dernière réunion d'Abuja, au Nigeria, en la preuve. Ce qui frise un complot international ourdi contre le pays, avec des complicités internes.

Expliquant succinctement l'affaire du transfèrement des eaux de RDC vers le Tchad, l'élue du MLC a révélé : « Contre toute attente,

les informations à notre possession renseignent que la RDC avait son accord depuis 2005, à travers les signatures conjointes présidents Joseph Kabila pour la RDC, Idris Deby pour le Tchad François Bozizé pour la RCA ». Cris nourris dans la salle des du Palais du peuple. Et d'enchaîner qu'en mars 2008, le Nigeria, Niger et le Tchad s'étaient accordés de financer les études liées à projet aux allures d'un complot international contre la RDC».

Pire encore, ajoute-t-elle « Du 4 au 5 avril 2014, une conférence le projet Transaqua s'est tenue en Italie, Bologne et Rimini. A occasion, le Tchad fort de l'accord de 2005 : si le Congo ne veut nous donner de l'eau, nous serons obligés d'aller la prendre d' manière ou d'une autre ». Pour Eve Bazaiba, cette déclaration dirigeants tchadiens prouve bien que la guerre de l'eau est à portes.

Lokondo coupe le débat

Intervenant par motion, Henri Thomas Lokondo a suggéré à la qu'il n'était pas nécessaire de continuer à débattre d'une question, qui implique l'avenir du pays. Que l'Assemblée lève l'option d'instruire le Gouvernement d'écrire à toutes instances concernées par le projet de transfèrement de nos eaux, compris le Conseil de sécurité de l'Onu, pour leur exprimer le de la RDC. Suggestion votée à l'unanimité.

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