17 Avril 2018

Burkina Faso: SITARAIL - Des cheminots exigent l'application des sentences arbitrales

Le Syndicat des retraités du chemin de fer du Burkina Faso (SYRECFER-BF) et le Syndicat libre des cheminots du Burkina (SLCB) ont coanimé, le 14 avril 2018, à Ouagadougou, une conférence de presse sur «la situation socio-professionnelle à SITARAIL depuis la privatisation en 1995».

Des cheminots burkinabè de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), dont des retraités et ceux qui ont vu leur contrat de travail suspendu depuis 2002, interpellent les autorités burkinabè et la direction de ladite société sur leur situation socioprofessionnelle.

Au cours d'une conférence de presse animée le 14 avril 2018, à Ouagadougou, par les responsables du Syndicat des retraités du chemin de fer du Burkina Faso (SYRECFER-BF) et du Syndicat libre des cheminots du Burkina (SLCB) ont fait l'historique de ce qu'ils vivent il y a de cela deux décennies.

Pour le Secrétaire général (SG) du SYRECFER-BF, Moutaga Traoré, en 1995, la gestion du chemin de fer allant d'Abidjan en Côte d'Ivoire à Kaya au Burkina Faso est concédée par les deux Etats cités à la SITARAIL, fusion de la Société ivoirienne des chemins de fer (SICF) et de la Société des chemins de fer du Burkina (SCFB).

La convention de concession, d'après M. Traoré, obligeait le concessionnaire à traiter équitablement tous les cheminots. Mais, a-t-il dénoncé, les 815 travailleurs burkinabè n'ont pas reçus les droits qui devaient leur être payés. « Ils ont même été spoliés des avantages acquis (grades réels) au moment de leur transfert », s'est désolé le SG.

Et de poursuivre que 19 d'entre eux du département des télécommunications ont été « abusivement » licenciés en décembre 2000 pour cause d'innovation technologique. Par ailleurs, l'éclatement en 2002 de la crise ivoirienne avait provoqué la suspension des contrats de tous les employés.

Du côté burkinabè, a confié le Secrétaire général adjoint du SLCB, Mody Diallo, la société a suspendu les liens de travail d'abord pour trois mois, à l'issue desquels elle a imposé un protocole d'accord instituant un chômage technique à durée indéterminée et sans salaire.

Certains travailleurs, a ajouté le SGA, s'y sont soumis, les autres qui l'ont dénoncé sont toujours sur le carreau et l'employeur refuse de leur délivrer des documents de travail leur permettant de jouir de leur pension de retraite.

Aux dires de M. Diallo, ce sont en fin de compte, 461 cheminots burkinabè (contre 1200 Ivoiriens) qui ont été autorisés à reprendre le service. Selon les explications des conférenciers, la situation dans ses différents aspects a fait l'objet de sentences arbitrales irrévocables rendues par de hautes juridictions burkinabè en faveur des cheminots.

Mais, a dénoncé le conseil du SYRECFER-BF, Me Jean Charles Tougma, SITARAIL fait de la « résistance abusive à l'ordre judiciaire » qui lui est donné de payer des droits aux cheminots burkinabè, de leur délivrer des documents et de reconstituer leur carrière.

Pourquoi c'est maintenant que vous informez l'opinion publique de votre situation ? « Depuis 2015, après une conférence de presse à Bobo, nous faisons des démarches auprès des autorités burkinabè, notamment le Premier ministre, le ministre des Transports.

Mais jusque-là, cela n'a pas abouti », a expliqué Moutaga Traoré. Comme attentes concrètes, les conférenciers souhaitent que leur employeur respecte la convention de concession de 1995 et qu'il répare le préjudice des licenciements abusifs et de suspensions injustifiées de contrats de travail.

Du reste, les conférenciers demandent aux autorités judiciaires du Burkina Faso de continuer à jouer leur rôle jusqu'à l'exécution complète des décisions rendues. Ils invitent le président du Faso à intervenir pour faciliter la résolution de leurs problèmes

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