18 Avril 2018

Afrique de l'Ouest: Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel

Le ministère de l'Environnement, de l'Economie verte et du Changement climatique a validé, le mercredi 18 avril 2018 à Ouagadougou, la nouvelle stratégie et du plan d'actions 2018-2022, de l'initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS). L'objectif visé à travers ce document est de mieux faire face aux défis du changement climatique au Burkina Faso.

Après la mise en œuvre de la stratégie 2012-2017 que s'est dotée l'initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS), la coordination nationale revient avec un nouveau document d'orientation pour la période de 2018-2022, dans le cadre de la lutte contre la désertification.

La validation de cette nouvelle stratégie a réuni les acteurs du monde environnemental, le jeudi 18 avril 2018 à Ouagadougou.

Les actions de la précédente stratégie selon le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de l'environnement, Sibidou Sina, étaient de contribuer, entre autres, à une meilleure productivité des terres et à la réduction de la pauvreté, à travers de bonnes pratiques de gestion durable des ressources naturelles.

Il a indiqué que plusieurs projets ont été mis en œuvre et des résultats satisfaisants ont été engrangés. Il s'est agi de la récupération de plus de 18 mille ha de terres dégradées, la production de 14 millions 600 mille plants, le reboisement de 19 mille 750 ha et la réalisation de 2 500 ha de Régénération naturelle assistée (RNA).

Des acquis indéniables certes, mais M. Sina a souligné que de grands défis restent à relever et c'est ce qui a justifié la définition, à l'en croire, de cette stratégie qui va poursuivre les activités déjà menées.

Contribuer à assurer la sécurité alimentaire

En effet, elle va contribuer à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l'inversion de la tendance à la dégradation des ressources naturelles et à lutter contre la pauvreté en milieu rural.

Pour l'élaboration du document durant les cinq années, il sera question de prendre en compte, les priorités régionales en matière de gestion durable des terres dans les domaines de l'agriculture, des ressources animales et halieutiques, de l'eau, de l'environnement, des ressources forestières et la promotion du genre.

Il s'agira aussi d'adapter les orientations du document au contenu de référentiel national de développement et au cadre de résultats harmonisés par la Commission de l'Union africaine.

Le coordonnateur national de l'IGMVSS, Adama Doulkom a, pour sa part, affirmé qu'au cours des cinq années précédentes, la coordination a eu à positionner l'initiative dans le paysage institutionnel du Burkina Faso.

« Cet engagement a permis à plusieurs partenaires techniques et financiers et à des ONG, d'avoir beaucoup plus confiance à cette IGMVSS et de pouvoir apporter leur contribution pour la mise en œuvre des activités », a-t-il précisé. M. Doulkom a noté qu'une situation de référence a été faite et les superficies de terre qui doivent être récupérées sont extrêmement importantes.

« Notre pays promet récupérer cinq millions d'ha à l'horizon 2030 et c'est sur cet engagement que l'initiative va se fonder pour apporter sa contribution », a-t-il clarifié.

Les ressources financières à la mise en œuvre de l'initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS), pour 2018-2022 sont d'un montant d'environ 24 milliards de F CFA.

L'IGMVSS sera exécutée dans cinq régions affectées par la dégradation des terres, à savoir les régions du Plateau central, du Nord, du Centre-Nord, du Sahel et de l'Est.

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