19 Avril 2018

Congo-Brazzaville: Le FMI aidera le pays, mais sous surveillance rapprochée

La mission du FMI au Congo s'est conclue de façon « positive » mercredi 18 avril, ce qui ouvre la voie à une aide financière à Brazzaville. Pourtant Christine Lagarde, la directrice générale de l'institution, annonce d'ores et déjà que le FMI aura « des exigences de bonne gouvernance afin de garantir une bonne utilisation des finances publiques et la réalisation des objectifs du programme ». Rappelons que le Congo-Brazzaville qui avait caché l'an dernier l'étendue de sa dette au FMI, comme l'avait révélé RFI, était en négociation depuis décembre dernier avec le FMI pour bénéficier d'un programme d'appui.

Les détails de cet accord ne sont pas encore connus. Ils ne le seront qu'une fois que le conseil d'administration du FMI l'aura validé. Christine Lagarde, la directrice générale de l'institution, s'est quoi qu'il en soit félicité jeudi de cette issue positive, après, a-t-elle dit, de « longues discussions et de laborieux travaux ». Le FMI n'entend pas pour autant relâcher la pression sur Brazzaville.

La bonne gouvernance et la transparence, voilà ce qu'attend le FMI et manifestement, Christine Lagarde n'entend pas relâcher sa surveillance sur Brazzaville, même après la conclusion d'un accord. « Nous avons des exigences en matière de gouvernance qui devront être mises en place très rapidement », a-t-elle fait savoir. Abdoul Aziz Wane, le directeur de la mission du FMI au Congo, a enjoint les autorités congolaises à rompre avec « les pratiques du passé ».

Les Congolais qui avaient caché l'ampleur de leur endettement ont dû ouvrir leurs comptes au FMI et surtout prendre une série d'engagements. Un budget correspondant aux recommandations de l'institution a été adopté en début d'année, et le Congo vient de s'engager dans la restructuration de sa dette. Un étalement va être demandé à la Chine, premier créancier public. Et des discussions vont débuter avec les négociants privés comme Glencore et Trafigura pour obtenir un rééchelonnement, à l'instar de ce que vient de réaliser le Tchad. Un processus qui risque dans les deux cas d'être long et complexe.

Le FMI a aussi obtenu des engagements de transparence en ce qui concerne la SNPC, la société pétrolière congolaise, dont l'organigramme a été restructuré à la fin de l'année dernière. Est-ce que cela suffira à assurer plus de transparence ? Voilà l'une des questions que se posent les partenaires du Congo. La France de son côté s'est engagée à apporter une bouffée d'oxygène de 135 millions d'euros à Brazzaville dès lors que l'accord avec le FMI aura été approuvé par son conseil d'administration.

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