10 Avril 2018

Afrique: Près d'un milliard de personnes en Afrique seront protégées contre la fièvre jaune d'ici 2026 (OMS)

Photo: OMS
Une fillette entrain de se faire vacciner au Burkina Faso

Près d'un milliard de personnes seront vaccinées contre la fièvre jaune dans 27 pays africains à haut risque d'ici à 2026 avec le soutien de l'OMS, de Gavi (l'Alliance globale pour les vaccins), de l'UNICEF et de plus de 50 partenaires du secteur de la santé.

Cet engagement fait partie de la stratégie destinée à éliminer les épidémies de fièvre jaune en Afrique qui a été lancée mardi par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Professeur Isaac Folorunso Adewole, Ministre de la santé du Nigéria, et d'autres partenaires lors d'une réunion régionale à Abuja, au Nigéria, a indiqué l'OMS dans un communiqué de presse.

« Le monde est confronté à un risque accru d'épidémies de fièvre jaune et l'Afrique est particulièrement vulnérable », a déclaré le Dr Tedros. « Avec une injection, nous pouvons protéger une personne à vie contre ce pathogène dangereux. Cet engagement sans précédent par les pays permettra que d'ici 2026, l'Afrique soit exempte d'épidémies de fièvre jaune ».

Pendant cette réunion de trois jours, des représentants de pays africains, de l'OMS, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), de Gavi et d'autres partenaires vont élaborer une feuille de route sur la manière de déployer la stratégie au niveau national.

Les trois objectifs de la stratégie comprennent la protection des populations à risque par des campagnes de vaccination de masse préventives et des programmes de vaccination de routine, la prévention de la propagation internationale et la maîtrise rapide des épidémies. Le développement d'une surveillance forte avec de solides réseaux de laboratoires est la clé de ces efforts.

Près de la moitié des personnes à vacciner sont des enfants de moins de 15 ans

L'UNICEF mettra des vaccins à disposition, plaidera en faveur d'un plus grand engagement politique et apportera son soutien à la vaccination des enfants.

« Aujourd'hui, la menace de la fièvre jaune plane plus que jamais auparavant, en particulier pour des milliers d'enfants à travers l'Afrique », a déclaré Stefan Peterson, chef de la santé de l'UNICEF. « Étant donné que près de la moitié des personnes à vacciner sont des enfants de moins de 15 ans, cette campagne est essentielle pour sauver la vie des enfants et contribuera grandement à l'éradication de cette maladie ».

Après des épidémies de fièvre jaune dans des villes densément peuplées d'Angola et de la République démocratique du Congo, qui ont fait 400 morts en 2016, la maladie est redevenue une grave menace pour la santé publique mondiale. Le Brésil lutte actuellement contre sa pire épidémie de fièvre jaune depuis des décennies avec plus de 1.000 cas confirmés. La facilité et la rapidité des mouvements de population, l'urbanisation rapide et la résurgence des moustiques due au réchauffement de la planète ont considérablement accru le risque d'épidémies urbaines avec propagation internationale.

L'expérience en Afrique de l'Ouest démontre que la stratégie peut fonctionner. Lorsque la fièvre jaune est redevenue un problème de santé publique au début des années 2000, les pays de la région ont contrôlé les épidémies grâce à des campagnes préventives combinées à une vaccination de routine. Aucune épidémie de fièvre jaune n'a été enregistrée depuis dans les pays qui ont mis en œuvre avec succès cette approche.

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