7 Mai 2018

Togo: Les Transitaires non-agréés et clients disent non et non !

Si de par les efforts d'entente et négociations, responsables du port, ceux du système de guichet unique, les Commissionnaires agréés en Douane et les transitaires non agréés ont pu cohabiter jusqu'alors, et dans une certaine stabilité, cette stabilité risque à nouveau d'être mise à mal ; ceci, avec l'introduction d'un nouveau système de tracking des véhicules en transit dit projet MERIS.

En tout cas, l'introduction de ce nouveau système a du mal à passer près des transitaires non agréés. Conséquence, il n'y a pas eu ce lundi de sortie de véhicule au niveau du Port Autonome de Lomé.

En Assemblée générale ce après-midi de lundi sur la plateforme portuaire, les transitaires non agréés qui observaient un mot d'ordre de grève ce jour ont dénoncé le fait que ce nouveau système de tracking des véhicules usagers en transit auquel adhère bien l'Union professionnels des agréés en douane (UPRAD) sera source de frais supplémentaires inadmissibles pour les clients.

Si ces non agréés entendent reprendre le travail dès demain mardi, réunis au sein du Collectif des syndicats des transitaires non agréés du Togo entendent reprendre le travail demain mardi, ils continuent de brandir la menace de retourner en mouvement de protestation au cas où ils constateraient quelque application du projet MERIS. Ces mouvements peuvent avoir pour point de départ, un sit-in.

Porte-parole de ce Collectif, qui a le soutien de l'association dite du Sahel regroupant des acheteurs et importateurs de véhicules du Burkina Faso, du Mali et du Niger, Mathias Adékpoé, se veut clair : "Nous protestons contre la mise en oeuvre de ce projet de système de tracking déjà pris en charge par la douane au travers d'une escorte physique et qui demande que les transitaires déboursent une somme de 10.000 francs supplémentaires par véhicule". Aussi, disent-ils "ne pas comprendre pourquoi l'UPRAD instaure un nouveau système".

Soutien du Collectif des syndicats des transitaires non agréés du Togo, l'UTOEBFT (Union des Transporteurs Opérateurs économiques et chauffeurs du Burkina Faso au Togo) par la voix de son porte-parole, Mahmoud Alassane Guira, a aussi élevé sa voix aux côtés de ces derniers.

"Si on nous dit aujourd'hui que 10.000 francs CFA doivent quitter Cinkassé pour revenir et que hier, on nous parlait d'un escorte physique mais aujourd'hui, l'escorte est électronique, à quoi bon de payer encore ?", s'interroge M. Guira qui, après analyse, constate que ce que réclame les transitaires non agréés est de bon droit et va dans l'intérêt du client qu'ils sont.

Si tout à son avis reste d'ailleurs flou autour du projet MERIS, il formule une autre interrogation à l'endroit des initiateurs, vu que ce ne sont pas tous les agréés en douane qui sont membres de l'UPRAD. Il se demande alors, "si un véhicule n'est pas reversé, c'est l'UPRAD qu'on attaque ou l'agréé individuellement ?".

Et de poursuivre, "c'est ce dernier qu'on attaque individuellement mais je ne comprendrai pas pourquoi à chaque fois, on fait cas de l'UPRAD". A tout prendre, tout comme les non agréés, les clients sont égalemment en courroux contre le projet MERIS.

On attend de voir quelle poche de sortie sera trouvée pour cette nouvelle crise qui pointe à l'horizon au niveau de la plateforme portuaire.

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