9 Mai 2018

Cameroun: Succession - Paul Biya prépare son neveu Louis Paul Motaze

Marchés fictifs, comment louis Paul Motaze et un homme d'affaires véreux Patrick Awono ont favorisé le détournement de plus de 300 millions de FCFA au ministère de l'économie.

Paul Biya est-il en train de préparer la campagne de son neveu (celui de sa défunte femme en fait mais le sien aussi) Louis Paul Motaze en vue de sa succession ? Depuis quelques jours, les médias camerounais ne cessent de nous présenter le nouveau ministre des Finances (MINFI) comme le sauveur, le bosseur, l'Hercule et tutti quanti. Juste parce qu'il a pris 2 pelés et 3 tondus au MINFI et a jeté en prison pour soi-disant « assainir le fichier solde de l'Etat ». Pendant ce temps, les titulaires de matricules fictifs continuent de paître sur le dos du contribuable camerounais.

Quand on sait que ses prédécesseurs Polycarpe Abah Abah, Essimi Menye, Alamine Ousmane Mey se sont battus corps et âme contre les fonctionnaires fictifs avec parfois quelques succès, le tapage médiatique autour de l'action de Louis Paul Motaze est plus que suspect et on a comme l'impression que le régime de Paul Biya nous cache quelque chose.

Le clan familial au pouvoir au Cameroun nous présente Louis Paul Motaze comme un homme intègre alors que ce dernier a ordonné le paiement (voir fac similé) d'un marché fictif de plus de 300 millions de F CFA en novembre 2015 au ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire au profit d'un certain Patrick Awono, homme d'affaires véreux habitué de coups fourrées au MINEPAT sous Motaze.

Le marché fictif de construction de 3 délégations départementales du MINEPAT (elles n'ont jamais été construites) a été prétendument gagné par 3 entreprises de BTP : Les Ets Mindja et Fils, les Ets Bekis et les Ets Futura. Curieusement, le numéro de téléphone inscrit sur le titre de patente des Ets Bekis, l'entreprise d'Awono est le même qui figure dans celui des Ets Mindja et Fils (voir les titres de patente ci-dessous) et sans doute sur celui de Futura.

Pas besoin d'être sorcier pour se rendre compte que soit toutes ces entreprises appartiennent à une seule et même personne, soit il s'agit de titres de patente fabriqués pour des besoins de la cause. Plus grave, lorsque vous appelez à ce numéro de téléphone, ce sont des ex-employés subalternes de ces supposées entreprises qui répondent et non les responsables. Il est donc possible, fort de ce qui précède, que les 156 954 465 FCFA aient été touchés deux fois par Patrick Awono non plus à UBA mais à Afriland First Bank.

Remarquez aussi que ce paiement de marché fictif ordonné par Motaze a été effectué en fin d'année 2015. D'après une source proche du MINEPAT, la fin d'année dans ce ministère est le moment par excellence de la liquidation des marchés fictifs en vue de consommer les budgets. Le syndicaliste Pierre Nyemeck a dénoncé cela à la police mais c'est lui qui a été jeté en prison, accusé d'avoir détourné les 340 millions de F CFA en question.

Louis Paul Motaze n'a jamais été convoqué devant la justice pour répondre de cela. Au contraire, il a été promu ministre des Finances et la presse camerounaise si prompte à crier « ô voleur » le présente aujourd'hui comme un « Monsieur Propre ». De qui se moque-t-on ?

Michel Biem Tong, Web journaliste à www.hurinews.com (victime ou témoin des violations des droits humains, contactez le 00237 651 14 42 28 ou le 00237 694-17-20-52)

Cameroun

Dr Siméon Kuissu - « Il faut savoir que la guerre au Cameroun occidentale est réelle et constante »

Installé depuis quelques années au Cameroun où il est médecin, Spécialiste des… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Africa Info. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.