14 Mai 2018

Burkina Faso: Evolution du PNDES / Paul Kaba Thiéba - « Il faut attendre 5 à 10 ans pour ressentir les effets de la croissance »

Le taux de croissance du PIB du Burkina qui était de 5,9 en 2016 est passé à 6,7 en 2017. Mais pour la majorité des Burkinabè, cette croissance n'est pas perceptible dans leur quotidien. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, explique cela par le fait que le résultat d'une telle croissance est un processus qui s'étend sur un certain nombre d'années. « Il faut peut-être attendre 5 ou 10 ans ».

C'est pour cela qu'il a sollicité la patience des populations. C'était à l'occasion de la session ordinaire du comité de pilotage du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui a eu lieu le 11 mai 2018 à Ouagadougou. Il a été question du bilan de ce plan ainsi que des perspectives pour la période 2018-2020.

Dans la deuxième année de sa mise en œuvre, le PNDES a connu un bilan satisfaisant dans presque tous les secteurs, que ce soit au niveau de la santé, des institutions, de l'énergie, des infrastructures routières, de l'économie... Ce qui amène le comité de pilotage du plan à conclure qu'il se porterait bien.

En effet, en matière de réforme des institutions et de la modernisation de l'administration et au titre de la gouvernance politique, administrative et des droits humains, le PNDES se félicite des acquis engrangés qui sont, entre autres : la finalisation de l'avant-projet de Constitution de la Ve République ; la poursuite des actions d'amélioration d'accès à la justice avec plusieurs chantiers d'infrastructures.

En ce qui concerne la santé, la poursuite de la gratuité des soins au profit des enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes dont le coût de la prise en charge globale depuis la mise en œuvre de la mesure s'élève à 28 582 746 7171 FCFA.

D'une façon générale, l'économie nationale dans sa globalité a connu une évolution favorable, de l'avis de Paul Kaba Thiéba, avec une croissance de 6,7 % en 2017 contre 5,9% 2016 en dépit du contexte sécuritaire marqué par des attaques, de fortes revendications salariales et une campagne agricole perturbée par les chenilles légionnaires, les oiseaux granivores et l'arrêt précoce des pluies.

Des performances reconnues et saluées par les partenaires techniques et financiers. Cependant, en ce qui concerne les insuffisances, selon Jean Lamy, représentant des Partenaires techniques et financiers (PTF), des actions sont en train d'être menées pour les corriger.

Dans la dynamique des perspectives pour la période 2018-2020 dans la mise en œuvre du PNDES, il a été signé des contrats d'objectifs entre l'Etat et les collectivités territoriales. Ces contrats vont permettre aux collectivités territoriales, notamment les conseils régionaux puis les communes, d'harmoniser leurs plans de développement avec le PNDES.

Comment expliquer une croissance qui se fait difficilement sentir sur le revenu des ménages?

A la question de savoir pourquoi la croissance ne se fait pas ressentir dans les poches, le premier ministre répond : « Ce n'est pas trop sensible aujourd'hui, il faut peut-être attendre 5 ou 10 ans pour sentir le plein effet du changement économique qui s'opère actuellement dans notre pays».

Le développement sera perceptible au fil des années et le chef du gouvernement a demandé aux Burkinabè de garder patience et confiance, « le développement d'un pays ne se fait pas en un an ou deux », a-t-il fait remarquer.

A l'intention des personnes qui estiment que l'argent ne circule pas, le PM leur fait savoir que l'argent circule mais dans les circuits normaux. Car, dit-il, les dirigeants actuels sont venus aux responsabilités pour assurer la transparence dans la gestion des finances et ils sont sur le bon chemin.

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