15 Mai 2018

Burkina Faso: Me Benewende Sankara - "Ils sont pressés d'avoir des postes, d'être ministres»

interview

La rubrique « Mardi Politique » reçoit pour vous aujourd'hui, le député et président de l'Union pour la renaissance/Parti sankariste, Me Bénéwendé Sankara. En effet, ce n'est un secret pour personne. Plusieurs militants de l'UNIR/PS ont démissionné pour créer leur propre parti politique. Cela signifie-t-il que le parti de l'œuf est en crise ? Quel sort réserve-t-on au député Alexandre Sankara, membre du parti et accusé de sédition ? Me Sankara répond à ces questions et à bien d'autres. Lisez plutôt.

 On a assisté, en l'espace de quelques jours, à la création de trois partis politiques au Burkina Faso. Qu'est-ce que cela vous inspire comme commentaire quand on sait que les Burkinabè se plaignent déjà du nombre pléthorique de partis politiques ?

D'abord, je voudrais une fois de plus dire merci aux Editions « Le Pays » et à l'ensemble des journalistes, pour leur contribution très riche au débat démocratique. Ceci étant, vous me posez là une question qui est très essentielle en démocratie.

Nous avons, dans notre arsenal juridique, des lois qui sont très libérales. Quand vous lisez la loi 032 sur la charte des partis politiques et au regard de la Constitution, vous vous rendez à l'évidence qu'il est très facile de créer un parti politique au Burkina Faso.

Tout citoyen qui veut, conformément à l'article 13 de la Constitution, participer à l'animation de la vie politique, la première des choses qu'il peut faire, c'est de demander une autorisation légale pour créer un parti politique.

Si ces derniers temps, il y a un engouement à créer des partis politiques, cela s'explique aisément par les échéances de 2020 qui approchent. En 2020, il y aura certainement des élections et pour compétir, le mieux, c'est de commencer à se préparer.

Ceux qui créent ces partis politiques sont, pour la plupart, démissionnaires d'autres partis politiques. Pourquoi ne peuvent-ils pas rester dans leurs partis d'origine ?

C'est vrai, mais les gens ont toujours eu leurs propres raisons. Tout comme d'ailleurs ceux qui adhèrent à des partis politiques. L'article 8 de la charte des partis et formations politiques dispose qu'on peut y adhérer librement ou qu'on peut rendre sa démission librement d'un parti ou d'une formation politique.

Par exemple, à l'UNIR/PS, il est strictement interdit d'appartenir à plusieurs partis politiques. Si vous êtes membre de l'UNIR/PS, vous ne pouvez pas être membre d'un autre parti politique.

Parmi les nouveaux partis politiques, il y en a qui sont d'obédience sankariste. Est-ce une bonne ou mauvaise nouvelle pour la grande famille sankariste de voir naître un autre parti politique dans ses rangs ?

Je ne pense pas que cela soit une mauvaise nouvelle. C'est vrai qu'à l'UNIR/PS, depuis 18 ans que nous existons, nous avons eu, à certains moments, à être obnubilés par la question de l'unité des sankaristes.

Et si vous vous référez à notre discours de tous les temps, nous avons chaque fois dit que la question de l'unité des sankaristes, se règle fondamentalement par le projet de société et le programme politique que nous défendons.

Ce qui nous fédère à l'UNIR/PS, c'est notre ligne politique. Ceux qui s'engagent à l'UNIR/PS, sont là pour défendre notre programme.

De ce point de vue, si quelqu'un quitte pour aller dans un autre parti politique, c'est parce qu'il ne se retrouve certainement pas dans notre vision politique. Ou, peut-être il peut y avoir des raisons subjectives et personnelles.

Là, il appartient aux intéressés de nous dire, au regard de leur liberté, ce qui les a poussés à partir. Donc, je voudrais dire que créer un parti sankariste n'est pas nouveau. L'UNIR/PS est un creuset de formation politique et idéologique des militants et c'est cela qui constitue notre force.

Cela peut être aussi votre faiblesse. N'est-ce pas ?

Cela peut être aussi une faiblesse parce que nous sommes rigoureux avec nous-mêmes, dans notre orientation politique. Ceux qui, à un moment donné, pensent qu'ils ne peuvent pas continuer avec nous, vont créer autre chose, que ce soit des partis politiques ou des associations.

L'essentiel, c'est de pouvoir répondre aux aspirations des Burkinabè. Nous serions fiers si un jour, quelqu'un qui a quitté l'UNIR/PS devenait président du Faso.

Depuis quelques mois, on assiste à des départs de cadres de l'UNIR/PS. Votre parti vit-il une crise ?

L'UNIR/PS ne vit nullement une crise. En réalité, le parti couvait une crise avant notre dernier congrès (en janvier 2017, ndlr). Quand vous partez à des élections, il y a toujours une crise qu'il faut chaque fois résorber en faisant appel aux instances du parti.

Nous, de façon cyclique, nous tenons des congrès. C'est souvent la guerre de positionnement des militants sur le terrain, qui entraîne les crises.

Après les élections, nous convoquons un congrès pour faire le bilan introspectif de notre combat électif, en tirant toutes les conclusions et pour renouveler les organes dirigeants, libérer aussi les éléments dégénérés pour que le parti puisse se ressourcer et aller de l'avant.

En 2015, il y a eu également des élections majeures et même une décision d'aller en alliance avec le parti qui est au pouvoir ; d'où la tenue de notre congrès en janvier 2017 pour faire le bilan, tirer les enseignements pour repartir sur de nouvelles bases.

C'est exactement ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui. Par exemple, depuis le congrès que nous avons tenu, il y a des militants qui sont démissionnaires ; d'autres n'ont pas retrouvé leur place dans l'organe dirigeant ; d'autres encore ont tout simplement décidé d'aller ailleurs.

Peut-être les règles du jeu en matière de positionnement des Hommes au niveau des instances du parti, n'étaient pas claires. Le président tenait, peut-être, à placer ses « gens » dans les places stratégiques des instances ?

A l'UNIR/PS, ce n'est pas le cas. Vous pouvez poser la question à tous les militants. Pour aller au congrès, nous faisons d'abord un travail de base avec le Secrétariat exécutif national.

Jusqu'à ce qu'on mette en place le nouvel organe dirigeant, c'est la règle du consensus qui prévaut. Ceux qui ont été à la clôture du dernier congrès, peuvent en témoigner. Mais je conviens avec vous qu'avant la clôture du congrès, il y en a qui avaient déjà claqué la porte.

L'UNIR/PS, au regard des départs, est en train de perdre des cadres. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Nous ne sommes pas inquiets. En tant que sankaristes, nous sommes de ceux qui pensent que la révolution avance toujours en s'épurant.

C'est une règle cartésienne, dans notre philosophie politique. La politique n'est pas une course de vitesse. Si vous êtes fatigués, vous êtes obligés de partir. Si vous êtes pressés, vous êtes obligés également de partir.

Cela fait 18 ans que nous sommes sur l'échiquier politique et notre objectif fondamental a été d'apporter au Burkina Faso un ancrage institutionnel et démocratique ; d'apporter au Burkina Faso, par rapport à la Constitution et à la légalité, un débat de prise de position, de formulation de propositions pour que notre pays soit aujourd'hui fier et debout.

Quel regard l'opinion a-t-elle de votre action politique ?

Vous me posez là une question qui doit être posée à l'opinion. Je ne pense pas me tromper mais nous, nous sommes restés fidèles et constants par rapport à nos objectifs et par rapport aux idéaux que nous défendons.

Même en vous alliant au MPP, vous restez constants dans la défense de vos idéaux ?

Vous avez quel problème avec le MPP ? A moins d'avoir des griefs contre le MPP, le président Roch Marc Christian Kaboré a été élu par plus de la moitié des Burkinabè.

Si vous prenez les 53% et vous apportez le soutien aujourd'hui de presqu'une quarantaine de partis politiques, il est clair que la grande majorité des Burkinabè est derrière Roch Marc Christian Kaboré, et l'UNIR/PS avec. Nous sommes toujours du côté du peuple.

D'aucuns vous accusent de ne pas promouvoir assez les cadres du parti, estimant qu'étant dans la majorité présidentielle, les cadres de l'UNIR/PS devraient connaître un meilleur sort. Que leur répondez-vous ?

(Rires) ! Vous avez raison et voilà pourquoi ils sont partis. Ils sont tellement pressés ; ce qu'on appelle l'impatience petite bourgeoise, d'avoir des postes, d'être des ministres, etc. Ils voulaient être nommés à des postes de responsabilités que nous n'avons pas.

Voulez-vous dire que les démissionnaires cherchaient des postes de nomination ?

Pour ce que je sais, en tout cas, oui. J'ai même des dossiers de demande de postes par devers moi. Mais moi, je ne suis pas le Premier ministre pour nommer des gens au gouvernement.

Nous avons deux ministres dans le gouvernement. Nous avons aussi des camarades qui occupent d'autres postes de responsabilités. Mais on ne peut pas en avoir pour tout le monde. Et celui qui est mécontent et qui s'en va, assume sa propre gourmandise.

Que gagnez-vous concrètement dans votre alliance avec le parti au pouvoir ?

Nous travaillons avec le MPP pour le triomphe de la sociale-démocratie. Nous n'avons pas fait une alliance avec le MPP parce que tout simplement nous n'avons pas été élus.

Nous avons fait une alliance qui s'inscrit dans une optique de vision idéologique et politique. De ce point de vue, nous gagnons à faire en sorte à mutualiser nos efforts et avancer avec les Burkinabè sur les défis de construction de notre cher pays.

Que pensez-vous de la gouvernance actuelle du MPP, laquelle gouvernance est décriée par beaucoup de Burkinabè ?

La gouvernance du MPP a des insuffisances. On le reconnaît, mais on travaille à avoir des résultats et cette gouvernance sera appréciée au terme d'un mandat.

C'est cela aussi la beauté de la démocratie. En 2020, les Burkinabè auront toute la latitude d'apprécier l'action gouvernementale du président Roch Marc Christian Kaboré que nous soutenons aujourd'hui. Déjà, ça et là, il y a des réalisations. Je vois des populations qui applaudissent ce qui est fait comme actions et réalisations.

Mais il y a des mécontents car la situation reste difficile !

On ne peut pas satisfaire à 100% les Burkinabè. Moi qui suis sankariste, j'appartiens à l'école qu'on appelle celle de la lutte des classes.

Même sous le président Thomas Sankara, il y avait des gens qui n'étaient pas contents. Il y avait la contre-révolution ou la réaction. Il reste qu'il y avait le plus grand nombre qui trouvait son intérêt dans les transformations sociales. Aujourd'hui, c'est pareil.

Vous trouverez des Burkinabè intègres et honnêtes qui vous diront que s'il n'y avait pas eu, après l'insurrection, un pouvoir légitime et légal, qui est venu avec un projet de société, peut-être qu'aujourd'hui, nous étions dans une situation plus complexe, plus trouble et plus difficile.

Où en êtes-vous avec l'installation des instances de votre parti à la base ?

Depuis notre congrès, la première directive est de renouveler les structures en commençant par les coordinations régionales. Nous avons les 13 coordonnateurs régionaux qui ont été élus par le congrès, qui sont en train de travailler sur le terrain à restructurer le parti aux niveaux provincial et communal. Nous nous sommes donné la date du 4 août pour apprécier le renouvellement des instances jusqu'à la base.

Nous avons également pris toutes les dispositions pour tirer toutes les leçons de ce que des anciens camarades ont quitté le parti pour en créer un autre. Donc, pour avoir une décantation suffisamment claire, nous avons entrepris de changer la carte de militant de l'UNIR/PS. C'était déjà une décision du congrès qui avait entrevu ce qu'il arrive.

Il nous est revenu que c'est difficile de déposer une lettre de démission à l'UNIR/PS. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

J'ai regardé, à travers la presse, les membres du Bureau exécutif national du nouveau parti appelé PUR. Il y a des noms que je ne connais pas. Je ne sais pas, s'ils sont des militants de l'UNIR/PS ou pas, puisque la presse nous dit que le PUR est le produit de plusieurs partis politiques.

On a vu, dans le passé, des gens qui sont venus déposer une lettre de démission et au contrôle, on se rend compte que ce ne sont pas nos militants. On ne peut pas rendre sa démission d'un parti auquel on n'a pas appartenu. C'est pourquoi le secrétariat a simplement dit que celui qui voulait déposer sa lettre de démission, devrait envoyer sa carte de parti.

Ce qu'il faut ajouter, ce sont bien les cotisations. Quand on est membre d'un parti politique, on a des droits et des devoirs. Ceux qui sont allés au PUR avaient des obligations avant. Il y en a, par exemple, qui doivent au parti, au titre des cotisations, plus de 2 millions de F CFA. Ils ont reçu des lettres de payer leurs cotisations depuis longtemps, mais cela n'a jamais été fait.

Pensez-vous réclamer cet argent ?

Nous allons le réclamer puisque ce sont des droits acquis. C'est ce que je crois en tout cas. Quand on veut défendre des valeurs, on s'assume jusqu'au bout. Quand vous prenez quelqu'un qui doit 2 millions de F CFA au parti, qui est député, qui est à l'international et qui n'a jamais versé un rond à ce parti, c'est un problème.

Je ne crois pas que c'est l'argent qui lui manque. Peut-être est-ce une position politique de ne pas payer ses cotisations. On a de simples militants qui « se débrouillent » mais qui sont à jour de leurs cotisations.

S'assumer jusqu'au bout, concerne aussi les mandats. Remettre les mandats est une question de droit mais aussi une question d'éthique et de morale et, davantage, quand on se réclame sankariste, c'est une question de valeur.

Vous parlez de qui exactement ?

Nous parlons de Monsieur Sankara Alexandre Jérémie. Vous, au niveau de la presse, avez dit qu'il était à l'origine de la création du PUR. Donc il a rendu sa démission. Nous ne pouvons que prendre acte.

Avez-vous la preuve que le député Sankara a démissionné ?

Nous avons pris acte des déclarations publiques. Nous lui avons écrit pour prendre acte de sa démission.

C'est la presse qui dit qu'il a démissionné ; ce n'est pas l'intéressé lui-même !

Mais il n'a pas démenti. Au moment même où je vous parle, il n'a pas démenti.

Qu'est-ce qui n'a pas marché entre vous et Sankara Alexandre ?

Tout va bien.

Que s'est-il passé pour qu'il quitte le parti comme vous le dites ?

Il faudra lui poser la question. Il ne m'a jamais dit que quelque chose ne marchait pas.

La preuve est que nous tenons régulièrement nos réunions ici et il y participait. Je dois préciser que le 22 avril, le ministre Bassière Nestor, 1er vice-président du parti, l'a amené chez moi.

Si vous vous rappelez, nous avons suspendu 4 anciens camarades. Dans la décision, nous avons précisé qu'on a auditionné deux membres du SEN, notamment Nestor Bassière et Alexandre Sankara. Mais on n'avait pas pris de sanction contre eux. Parce qu'ils nous avaient rassurés qu'ils n'étaient pas mêlés à la création d'un parti politique.

On a mis une commission ad hoc qui a continué les recherches et on s'est rendu compte que le député Alexandre Sankara participait à des réunions séditieuses. Donc, il nous mentait. Le 22 avril dernier, le ministre l'a amené chez moi pour connaître la vérité. Il a encore nié mais on s'est rendu compte que le même jour, il était à une réunion du PUR pour préparer l'assemblée générale constitutive.

Quand on dit assemblée générale constitutive, c'est une instance. Quand vous allez à une instance avec la casquette du parti, et vous affirmez sur les antennes d'une télévision que vous êtes parti soutenir des camarades, il n'y a pas de preuves plus que cela. Maintenant, c'est à lui de démontrer qu'il est avec nous. Sinon, nous ne le considérons plus comme étant des nôtres.

Quand vous êtes démissionnaire d'un parti politique, il faut assumer. Certains ont eu le courage de venir déposer des lettres avec leurs cartes. Si le député nous donne sa lettre aujourd'hui, nous la prenons. Je pense qu'il doit payer ses cotisations aussi et qu'il remette le mandat.

Vous exigez donc que le député Alexandre vous remette son mandat de député?

Il doit le remettre parce que je crois qu'il y a un certain nombre de valeurs qu'il veut défendre. Je pense aussi que c'est une question de droit, d'éthique et de morale et davantage de valeurs sankaristes, si l'on peut toujours s'en réclamer. De ce point de vue, pour moi, c'est une question de principe.

Je reviens sur une de mes questions : l'UNIR/PS n'est-elle pas en crise ?

L'UNIR/PS n'est pas en crise. Nous continuons allègrement notre implantation. Nous continuons de mobiliser nos camarades autour des idéaux du parti.

Nous continuons de travailler à ce qu'il y ait une meilleure décantation possible. La décantation n'est pas une crise ; elle permet au parti de mieux se renforcer, d'avoir une cohérence dans sa ligne politique.

Au-delà de l'UNIR/PS, il y a d'autres partis politiques qui connaissent des soubresauts. Comment peut-on expliquer cette situation ?

Cette situation s'explique par les échéances électorales de 2020. On en a vu de pareilles de par le passé, notamment en 2010, 2012 ou en 2015. L'approche des élections constitue généralement des printemps pour des partis politiques mais qui se fanent complètement, une fois le printemps passé.

C'est comme des fleurs qui apparaissent et qui ne vivent que peut-être pendant 24 heures. J'ai compris maintenant la quintessence de votre première question sur le fait que les Burkinabè avaient marre de la pléthore des partis politiques.

On peut se demander si cette prolifération sert ou dessert notre démocratie. C'est une question qu'il faut poser au législateur aujourd'hui. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut pousser la réflexion et légiférer dans le domaine.

Est-ce que la question intéresse les politiques actuellement ?

Le débat intéresse bel et bien la classe politique. La preuve est que par exemple, le statut du Chef de file de l'opposition est appelé à être relu. En tout cas, l'Assemblée nationale a été saisie. Il y a également un certain nombre de textes politiques qui doivent être relus.

Je citerai la Charte des partis politiques, le Code électoral. Il faut, dans le cadre d'un dialogue politique, créer les conditions pour des élections paisibles et sereines en 2020.

A l'UNIR/PS, nous pensons à l'ancrage institutionnel de toutes les institutions du pays. Il nous faut des institutions fortes. Les hommes passent, mais le Burkina reste. L'essentiel est que les Burkinabè trouvent leur compte à travers une meilleure gouvernance, une justice sociale et un solutionnement des questions les plus urgentes que l'on connaît.

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