15 Mai 2018

Sénégal: Facturation des services maritimes - Vers l'adoption de mesures correctives multiformes et urgentes

Le directeur général du Cosec, Mamadou Ndione, a présidé, vendredi, à Saly, l'ouverture d'un atelier de restitution des travaux du Comité de suivi et d'évaluation des questions liées à la facturation des services maritimes. Cette rencontre avait pour objectif principal d'arrêter des « mesures correctives multiformes et urgentes ».

Le transport maritime constitue un sous-secteur important de la structure de l'économie maritime. Pour l'Afrique, le commerce maritime représente 80% des échanges avec les autres continents. Cependant, une analyse simple de la situation des échanges maritimes dans le monde révèle des disparités, selon le niveau de développement.

En effet, les pays en développement, en particulier ceux d'Afrique et d'Océanie, paient en moyenne 40% et 70% de plus que les pays développés pour le transport international de leurs importations.

Ce constat s'explique principalement par l'existence de déséquilibres commerciaux dans ces régions, le retard pris par les réformes portuaires et aéroportuaires et le fait que leurs volumes commerciaux et leur degré de connectivité sont plus faibles que ceux d'autres régions.

Le directeur général du Cosec, Mamadou Ndione, qui s'exprimait vendredi à Saly, à l'ouverture d'un atelier de restitution des travaux du comité de suivi et d'évaluation des questions liées à la facturation des services maritimes, a noté qu'au-delà de ce constat, il est apparu que certains opérateurs maritimes appliquent des augmentations sur leurs tarifications.

Cette volatilité des taux, conjuguée au flot de surcharges et autres augmentations générales de taux, décidées par les armateurs, rend les tarifs de la ligne régulière peu lisible et ne permet pas à l'opérateur économique de déterminer, de façon précise et sur un long terme, ses charges.

"Le Sénégal n'échappe pas à ce constat, puisque le port de Dakar est aujourd'hui le théâtre de pratiques tarifaires", a-t-on lu dans le même document rendu public, lors du démarrage de cet atelier de restitution de deux jours. Il s'agira aussi, tout au long de cette rencontre, de proposer des solutions relatives aux disfonctionnements engendrés par cette situation.

Ainsi, précise-t-on, un consensus devra être dégagé et des "mesures correctives multiformes et urgentes" devraient être mises en œuvre. "Le Cosec peut être vu comme un outil d'aide à plus de résilience de notre économie, conformément à la vision du chef de l'Etat", a-t-il soutenu.

Pour sa part, le conseiller technique numéro 1 du ministre des Pêches et de l'Economie maritime, Babacar Banda Diop, l'importance des échanges maritimes du Sénégal et son impact sur l'économie nationale obligent les pouvoirs publics et les acteurs du secteur à une plus grande attention, pour mieux cerner les nombreuses contraintes du domaine, afin de trouver les solutions les mieux adaptées.

"La mainmise des compagnies étrangères sur le marché africain, en l'absence de flotte africaine, entrainent ainsi la double tarification du fret, le manque de compétitivité de nos ports, l'absence de structure de régulation et de contrôle, sont autant de facteurs qui justifient notre manque de maîtrise des taux de fret appliqués qui font l'objet d'augmentation par certains opérateurs maritimes, en violation flagrante de certaines dispositions réglementaires en vigueur au Sénégal", a-t-il relevé.

Sénégal

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