16 Mai 2018

Sénégal: Protection du jeune public dans les médias - Le CNRA mise sur la signalétique

L'influence des médias dans la vie des enfants est tellement «puissante» qu'il nécessite des programmes qui leur sont adéquats. D'où l'application de mécanismes de protection dans les médias pour que ces enfants ne soient pas exposés. C'est tout le sens de la réunion du Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra) hier, mardi 15 mai, sur «la mise en place de la signalétique au Sénégal».

Au Sénégal, nombreuses sont les émissions «dédiées» aux enfants mais «rares» sont celles qui en veillent à leur protection dans la conception et la diffusion des programmes. D'après un tel constat, le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra) a initié hier, mardi 15 mai, une réunion d'information sur «la mise en place de la signalétique au Sénégal».

Cette rencontre qui a réuni des membres du Cnra, des directeurs de programmes et d'autres acteurs concernés, vise à éviter la programmation de «certains contenus inadéquats relativement à l'ordre public, aux bonnes mœurs, à la cohésion nationale».

Et pourtant dit, Jeanne Lopis Sylla, membre du Cnra, ce mécanisme de protection du jeune public des contenus inappropriés est retenu dans le cahier des charges concernant la création d'une chaine de télévision ou de radio.

«Ce qui fait que nous avons bien souvent organisé des ateliers d'échanges et qu'il n'est pas intéressant d'être une structure de régulation et de sévir, d'arrêter telle diffusion mais d'expliquer aux gens ce qui leur incombe comme rôle et comme devoir», a-t-elle fait savoir. Pour ainsi dire que la réunion d'informations est une occasion de recueillir les avis pour voir ce qui freine encore la mise en place de la signalétique.

Pour sa part, l'ancien directeur de Radio Sénégal, Mansour Sow trouve que l'absence de «censure» ou des «discussions» autour des programmes proposés aux jeunes peut parfois empirer la situation.

C'est pourquoi, dit-il, «les directeurs de programmes et autres concepteurs d'émissions pour jeunes doivent s'approcher beaucoup plus des psychologues, des encadreurs de jeunes et des jeunes eux-mêmes pour en arriver à des programmes de qualité».

Toutefois, Mansour Sow est d'avis «qu'on ne doit pas seulement tenir un discours de résistance par rapport à la télévision, à sa dégradation et à sa violence, mais plutôt de ré- fléchir à la reconquête de la qualité des programmes».

Comment ces programmes parfois «véreux» qui ne cessent d'impacter sur la « formation et l'intégrité psychologique et morale des jeunes » arrivent à passer inaperçus aux yeux du directeur général ou encore du directeur des programmes de la télévision ou de la radio jusqu'à être diffusés ? C'est cette question que se pose l'ancien directeur de la Rts. Pour Pathé Fall Dièye, c'est un «problème de formation d'animateurs de programmes» qui se pose.

Allant plus loin, il dira : «nous avons un programme pour tout public car depuis longtemps, je ne vois pas un programme dédié aux enfants». Il assimile ainsi les «différents animateurs» à des «animateurs de baptêmes, de chants religieux ou de xawarés».

Histoire pour lui de dire «qu'il n'y a presque pas d'animateurs qui réfléchissent sur ce qui peut améliorer l'éducation des enfants». Cette réunion d'informations autour de la mise en place de la signalétique devra ainsi permettre de veiller au contenu de programmes envers cette couche vulnérable de la société que sont les jeunes.

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