17 Mai 2018

Cameroun: Stade municipal de Bangangté - Le Minhdu séduit, la Fécafoot piégée par la normalisation.

Sur le chantier des voies d'accès du stade, les engins grouillent. Les ouvriers s'attèlent minutieusement à leurs tâches. Les travaux avancent sans interruption.

Un responsable de l'entreprise Group Galant and friends rencontré ces jours, renseigne qu'ils sont à presque 90% de taux de réalisation physico-financière. Les travaux sur les caniveaux sont presque remplis. Les préfabriqués et les bordures sont entièrement disponibles. Les réseaux d'eaux et d'électricité antérieurement perturbés, sont restaurés dans le respect des règles de l'art. Les fibres optiques internet enlevées, sont replacées. La niveleuse et le compacteur préparent l'activité de gravillonnage. C'est dire que « le Minhdu rempli magistralement son cahier de charge », nous a rassuré le responsable technique sus indiqué.

Le goulot d'étranglement

Les deux battants du portail de l'entrée du stade sont enchainés et verrouillés à l'aide d'un cadenas qui à la merci des intempéries, subi le poids de la rouille. Les trois façades de gradins où sont posées les chaises en plastique, perdent au jour le jour leur éclat. La tribune officielle est une zone accidentogène du fait que des lattes et planches détachées de leurs supports, se mêlent et s'entremêlent.

Que dire des trous béants qui jouxtent le site ? Il est difficile de dire quel est véritablement le problème. Depuis la suspension de la bande à Tombi A Roko Sidiki à la tête de l'exécutif de la Fécafoot et de l'arrivée de Dieudonné Happi, nouveau homme fort de Tsinga en 2017, tout tourne aux arrêts, du moins en ce qui concerne la construction des stades de ce type dans certaines villes du Cameroun. L'on annonce un audit qui n'a jamais commencé. Entre temps, l'ouvrage croupi dans l'abandon, le désespoir se trame.

La sortie de l'auberge n'étant pas de si tôt. Le flou persisterait à tous les niveaux de la chaine. Quel est le montant alloué aux travaux quand l'imagerie populaire sait que précédemment, il était prévu la construction du stade omnisport avec une bagatelle somme de plus de 800 millions ? Le même montant a-t-il été reconduit ? Sauf qu'actuellement, il s'agit d'une réhabilitation en lieu et place de la construction du stade omnisport avec des commodités comme des stades de hand-ball ou de basketball. Comment le marché a-t-il été passé et retiré à l'entreprise Prime Protomac ? Sur quelles bases la nouvelle entreprise qui n'a pas implanté la plaque de chantier travaillait-elle avant l'arrêt définitif des travaux ? Que de questionnements restés sans réponses.

Les populations qui attendent que l'infrastructure soit livrée, s'impatientent éminemment. La Panthère Sportive du Ndé, engagée dans le championnat d'élite n'a plus joué sur ses propres installations depuis près de deux ans. « Vivement que les travaux reprennent », souhaite un supporter du fauve du Ndé. D'aucuns évoquent même l'opération épervier qui au demeurant, planerait déjà sur des éventuels mauvais gestionnaires des ressources publiques, et qui selon eux « devront certainement rendre gorge ». Comme pour dire, le projet de réhabilitation du stade municipal de Bangangté, comme ceux des autres villes, était un bien qui peut finir par être l'origine d'un grand mal. La solution que des uns et des autres proposent étant d'y voir clair, en interrogeant tous les acteurs impliqués, mais surtout de tout faire que ces infrastructures voient enfin le jour.

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