16 Mai 2018

Burkina Faso: 127 CSPS construits en 2017

Trois questions orales relatives à la transformation des Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) des chefs-lieux de communes rurales en Centre médicaux (CM), à l'égalité des citoyens sur le foncier et la levée de la suspension des lotissements, et à la modernisation des postes de péage ont été débattues à l'Assemblée nationale, le mardi 15 mai 2018.

Les ministres de la Santé, de l'Urbanisme et de l'Habitat, et des Infrastructures, étaient à l'hémicycle dans l'après-midi du mardi 15 mai 2018 pour répondre aux questions des députés.

La première préoccupation soulevée a porté sur le bilan de la transformation des Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) des chefs-lieux des communes rurales en Centre médicaux (CM) et sur celui de la construction de nouveaux CSPS.

Invité à la tribune, le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda, a rappelé que le président du Faso s'est engagé à élargir substantiellement le dispositif d'offre de soins de santé afin de rapprocher les formations sanitaires des populations et de garantir des soins de qualité à chaque citoyen.

Pour ce qui est du premier volet de la question, il a rappelé qu'un projet est mis en place en septembre 2013 avec pour objectif général la transformation de 286 CSPS des chefs-lieux des communes rurales en CM sur une période de cinq ans. D'emblée, le ministre a reconnu qu'il y a eu d'énormes difficultés autour de la réalisation de cet «ambitieux projet».

«Il y a eu, par exemple, le démarrage tardif des activités du projet sur le terrain malgré les conventions de maîtrise d'ouvrage signées avec l'agence Faso Baara en 2013 et 2014. Il y a eu l'insuffisance de moyens financiers au profit du projet. On note également les évènements des 30 et 31 octobre 2014 qui ont retardé toute la série d'exécutions des marchés», a expliqué Pr Méda.

Et de préciser qu'il y a eu surtout une sous-estimation importante du coût. Pour une transformation facturée à 100 millions de F CFA, sur le terrain, le constat a été fait que cela pouvait varier de 600 millions à un milliard de F CFA. A l'entendre, le budget réel du projet aurait pu être de 264 milliards de F CFA au lieu des 40 milliards planifiés. Ce qui fait que sur les 286 CSPS à transformer en CM, il reste encore 224.

Pour atteindre l'objectif escompté, il faut une prorogation d'une année du projet. A propos du bilan des nouveaux CSPS construits, le ministre de la Santé a relevé que le gouvernement dispose de deux projets, à savoir les Engagements nationaux portés par la présidence du Faso et le second par le ministère de la Santé dénommé CSPS-CM financé par la Chine-Taïwan.

«Ainsi les CSPS fonctionnels complets sont passés de 1 612 en 2016 à 1 739 en 2017, soit une performance de 127 nouveaux CSPS», a soutenu Pr Nicolas Méda.

Exploitation des faiblesses de l'environnement juridique

En plus de ce bilan de routine, il a souligné que le «vrai projet transformateur» qui émane des engagements présidentiels et inscrit dans les investissements du PNDES est la construction et l'équipement de 240 nouveaux CSPS.

La deuxième question au gouvernement a concerné l'égalité des citoyens sur le foncier et la levée de la suspension des lotissements. Le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Bonanet, a informé que la promotion immobilière est encadrée par la loi 057 de 2008 portant promotion immobilière au Burkina Faso.

A l'entendre, cette loi a été votée pour mettre à contribution le secteur privé afin de faciliter l'accès aux logements décents pour le plus grand nombre. C'est pourquoi, a-t-il dit, dans la procédure de mobilisation du foncier pour la promotion immobilière, il est prescrit l'obligation de faire approuver son projet immobilier par le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat.

Cette approbation, a poursuivi M. Bonanet, vise à s'assurer que ledit projet entre dans le cadre de la politique de logement du gouvernement.

«Mais il faut reconnaître aujourd'hui que l'activité de mobilisation du foncier par les promoteurs immobiliers est une source de dérives et de pratiques qui mettent à rude épreuve la gestion saine, harmonieuse et non conflictuelle des aménagements urbains», a-t-il soutenu. Pour lui, cette situation dérive d'une exploitation des faiblesses de l'environnement juridique inhérent à la gestion du foncier au Burkina Faso.

Des insuffisances, a-t-il avancé, qu'il faut impérativement corriger. «Trois textes fondamentaux interfèrent dans l'accès au foncier par les promoteurs immobiliers.

Il s'agit de la loi 057-2008/AN du 20 novembre 2008 portant promotion immobilière, de la loi 34-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural et la loi 034-2012/AN du 2 juillet 2012 portant réorganisation agraire et foncière», a énuméré le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat.

Concernant la levée de la suspension des lotissements, il a laissé entendre qu'il faut apurer le passif foncier urbain avant de l'envisager. «La gestion antérieure très difficile était telle que la question foncière cristallisait les passions et les tensions... », a-t-il indiqué.

La troisième préoccupation a été relative à la vétusté des postes de péages et de leur modernisation . Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a expliqué aux députés que le processus de modernisation des postes de péages est en projet et les premiers effets se feront sentir en juin 2019.

Selon lui, elle va commencer par les axes routiers où le trafic est très important avant de s'étendre aux autres et concernera l'automatisation partielle des barrières et des paiements, l'accroissement des guichets...

«Cette modernisation vise à doter notre pays d'un système de gestion optimal et sécurisé fortement inspiré de technologies innovantes en la matière en vue d'une optimisation du recouvrement des recettes du péage routier... », a-t-il conclu.

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