17 Mai 2018

Afrique: Santé publique et changement climatique - 250 mille décès supplémentaire par an entre 2030 et 2050

Selon l'Organisation mondiale de la santé (Oms), les conséquences découlant du changement climatique pourraient entrainer environ 250 mille décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050. Un atelier régional des pays francophones a été organisé en ce se sens, hier mercredi, afin de réfléchir sur les plans nationaux d'adaptation de la santé publique.

Si l'on en croit Dr Marie Khemesse Ngom, Directrice de la santé du Sénégal, « il n'est plus à démontrer que tous les pays du monde font face à des changements climatiques ». Selon elle, « les pays les moins développés subissent les effets néfastes de ce changement climatique dont les conséquences demeurent l'émergence de certaines maladies ».

Elle s'est exprimée en ces termes lors de l'ouverture de l'atelier régional sur les plans nationaux d'adaptation de la santé publique au changement climatique organisé par l'Organisation mondiale de la santé en direction de 27 pays de l'Afrique francophone.

Pour le docteur Magaran Monzon Bakayoko, chef d'équipe, santé publique et environnement (Cds) de l'(Oms), il y a toutefois à relever que le changement climatique ne doit pas être confondu avec les variations climatiques saisonnières. « Quel que soit le continent, l'augmentation globale de la température est observée.

Il y a des gaz à effets de serre qui augmentent le réchauffement et exposent les populations à diverses maladies. Les gaz à effets de serre sont des polluants pour la santé», a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « face à cette situation, des maladies comme la diarrhée et le paludisme font leur réapparition dans certaines zones ainsi que des problèmes de respirations qui deviennent récurrents.»

Le représentant du bureau de l'Oms au Sénégal, Khalifa Mbengue, a renseigné pour sa part que l'Oms a réalisé une évaluation prenant en compte seulement un petit groupe d'effets possibles ; et prenant pour hypothèse la poursuite de la croissance économique et des progrès sanitaires.

Revenant sur les conclusions de cette affaire, Khalifa Mbengue avance : « le changement climatique pourrait entraîner environ 250mille décès supplémentaires par an, entre 2030 et 2050.

38000 seront dus à l'exposition à la chaleur des personnes âgées, la diarrhée sera responsable de 48mille de ces décès, 60mille seront dus au paludisme et 95mille seront dus à la sous alimentation des enfants. Les effets sanitaires devraient plus graves les sujets présentant des infirmités ou des états pathologiques préexistants ».

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