18 Mai 2018

Congo-Kinshasa: AFDL - 21 ans d'espoirs déçus !

L'entrée victorieuse, le 17 Mai 1997, dans la capitale Kinshasa des troupes de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo sonne encore si fort que l'on n'a du mal à croire à la fin d'un régime politique dont les traces sont encore visibles à travers immenses territoires de ce pays béni des dieux.

Des troupes des différentes forces armées régulières provenant de l'Erythrée, du Rwanda, de l'Ouganda, et de l'Angola, aux côtés d'enfants en bas âge et autres adolescents communément appelés « Kadogo » ainsi que des milliers de désoeuvrés ramassés tout au long des sept mois de la longue marche à pied depuis les villes et localités des provinces de l'Est, notamment Uvira, Kalemie, Goma, Bukavu, Beni, Butembo, et leurs environs avaient donné de l'espoir aux millions de Congolais visiblement fatigués par 32 ans d'un régime dictatorial, anachronique et dépassé dirigé de main de fer par Mobutu Sese Seko.

Les espoirs soulevés par ce qui apparaissait comme la fin d'un dictatorial sont vite tombés dans le brouhaha de l'histoire. Le a effectué un plongeon vers une nouvelle dictature caractérisée des arrestations arbitraires, un multipartisme sélectif, interdictions des manifestations publiques, des emprisonnements opposants sans jugements ou forcés à l'exil, la fermeture des et l'absence des libertés d'expression.

Le règne du clientélisme politique

Feu L.D. Kabila, le fondateur de ce regroupement politique géneris, une fois en froid avec ses alliés rwandais, avait perdu contrôle au cours d'un discours au Palais du Peuple, le jour où avait lancé les CPP (Comités du Pouvoir Populaire). Le et ancien président du Parti pour la Révolution et le Peuple même traité son mouvement AFDL « d'un conglomérat d'aventuriers ».

Au moment où l'on s'attendait à une amélioration de la sociopolitique et économique, le pays est entré dans une ère clientélisme politique avec la confiscation des institutions de République par une seule classe politique, les mandataires publics comportant comme des militants des partis se réclamant proches président de la République.

Ni paix ni guerre

Le Congo vit dans une situation de ni paix ni guerre. l'avènement de ce régime dit de l'AFDL, il ne se passe plus un sans que l'on ne déplore des tueries, des massacres, des attaques main armée, des menaces de balkanisation ça et là. Que des massifs perpétrés non seulement dans les territoires de l'Est et Sud ! Les localités et villes du Centre sont victimes du phénomène « Kamwina Nsapu » aux contours flous, qui s'apparentent à génocide planifié des populations du Grand Kasaï. Au bas mot et des sources dignes de foi, il existe plus de 200 groupes irréguliers opérant sur le territoire national, parmi lesquels ressortissants des Etats voisins de l'Est. Lesquels ne reculent rien et continuent de commettre des crimes de guerre et l'humanité tout comme des agressions militaires et les pillages ressources naturelles du pays.

C'est comme si ce grand et riche pays ne peut pas bénéficier forces armées nationales capables de le défendre au quotidien. Ce est inacceptable et intolérable, c'est le silence coupable affiché les autorités tant politiques qu'administratives. Quel crime Congolais ont commis pour mériter un sort cruel et injuste ? Congolais sont orphelins et abandonnés à leur triste sort.

Pauvreté généralisée et scandaleuse

Le chômage bat son plein alors que le pays est cité parmi de producteurs du cuivre, du cobalt, du coltan, de nombreux rarissimes. A ce jour, malgré les guerres ravageuses lui imposées les deux Etats voisins de l'Est, le Congo compte plus de 86 d'habitants ainsi qu'une diaspora enviable et de grande valeur à point de vue. Le Congo constitue le deuxième poumon de la Planète la toute dernière richesse récemment découverte, à savoir tourbières, dans la forêt équatoriale redonnent encore une fois l'espoir aux générations à venir.

Le Congo souffre surtout de certains maux pourtant en voie d' éradiqués ailleurs, à savoir le pillage des entreprises de l'Etat services publics par des membres de la famille politique régnante, lesquels sont également à la base des détournements des publics.

Pays toujours enclavé

En 1960 et bien avant, les Congolais circulaient en véhicules toutes marques à travers toutes les provinces du pays. Le chemin fer, les bateaux, les avions faisaient la fierté de vivre. Qui ne souvient pas des fleurons tels la compagnie aérienne Air Zaïre, Compagnie maritime Zaïroise dont des bateaux de haute mer sur les quatre Océans de la Planète ? A ce jour et c'est là où le blesse, le Congo est devenu enclavé et dépend pour son commerce et déplacements de ses habitants des compagnies aériennes, maritimes, fluviales et ferroviaires appartenant aux Etats tiers et lointains.

Faible desserte en eau potable et électricité

Après le Brésil, le Congo demeure le second Etat au monde à d'innombrables cours d'eau potable et navigable. On retrouve de l' potable à moins de deux mètres de profondeur et cela sur l'étendue du territoire national. Il est alors anormal et qu'après 17 ans de règne sans partage, le pouvoir issu de l'AFDL soit pas capable d'alimenter l'ensemble du pays en eau potable et électricité. Les barrages hydroélectriques sont en mesure de l'énergie électrique à toute l'Afrique, une partie de l'Europe et l'Asie Mineure.

Processus électoral en panne

Le régime actuel s'est rabattu sur les méthodes utilisées par défunt Mobutu pour perpétrer une période de transition sans fin. ans de transition durant laquelle le MPR-Parti Etat a régné partage en recourant aux alliés conjoncturels et intéressés. Le issu de l'AFDL/ CPP a usé et abusé de toutes les subterfuges, régulièrement la Constitution pour se maintenir au pouvoir. La dernière trouvaille nous est parvenue avec la publication des des partis et regroupements politiques qui violent délibérément Constitution en vigueur, notamment avec quatre UDPS, d'autres portant les mêmes dénominations et sigles et surtout le même d'enregistrement. Le plus risible, c'est le cas de l'UDPS où l' retrouve deux camps que la justice avait dénoncés car ne disposant de siège social propre et encore moins des statuts crédibles. Comme le ridicule ne tue pas en RDC, le régime au ne s'est même pas gêné le moins du monde pour rendre publiques telles listes qui violent délibérément la constitution et les lois la République.

Par ailleurs, la CENI n'est pas en reste. Le Bureau s'est pavané la fameuse machine à voter désavouée même par l'Etat où elle a conçue, à savoir la Corée du Sud. Autant des ficelles conçues pour pas organiser les élections et continuer à dribbler l'opinion.

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