19 Mai 2018

Cameroun: Alerte - Patrick Pen de l'Ong Mida menacé de mort et violemment battu et torturé à la police judiciaire à Yaoundé

Jeudi dernier, a eu lieu au Tgi du Mfoundi, la comparution de Patrick Pen le coordonnateur de la Mida dont les activités de financement de micro projets, étaient adossées à une formation en premiers secours, moyennant une souscription de 12 500 Fcfa qui rapportait alors un bénéfice de 52 500 Fcfa au séminariste. Mais curieusement, alors que l'Ong exerçait ses activités au vu et au su de tout le monde depuis juillet 2017, et que les cérémonies de remise d'attestations étaient toujours présidées par des autorités administratives de Yaoundé, la Mida s'est brutalement vu interdite le 18 avril 2018, par Monsieur Tsila le préfet du Mfoundi.

C'est ainsi que le 17 mai 2018, Patrick Pen a comparu au Tgi du Mfoundi, au milieu de centaines de séminaristes et souscripteurs de la Mida venus soutenir leur « bienfaiteur ». Ceux-ci, a appris le reporter de Camer.be, exigent la relaxe pure et simple d'un Patrick Pen que nous avons vu affaibli et avec plusieurs traces de tortures. En effet, nous apprend une source très confidentielle et proche du sérail, c'est sous l'instigation du préfet du Mfoundi, de Naseri Paul Bea le gouverneur de la région du Centre, et d'Issa Tchiroma Bakary le ministre de la Communication, que le coordonnateur de la Mida est battu et torturé chaque jour au siège de la police judiciaire.

Selon des sources crédibles, les autorités administratives ainsi qu'Issa Tchiroma Bakary les trois fauteurs de troubles dans l'affaire Mida, lesquels n'auraient pas le soutien des ministères de la Justice et de l'Administration territoriale qui ne se reconnaitraient pas dans leur initiative de mettre fin de manière cavalière et sans aucune procédure administrative ou judiciaire en vigueur au

Cameroun, aux activités de l'Ong, sont ceux qui ordonnent la torture de Patrick Pen, histoire de lui arracher des aveux faux sur où, il aurait dissimulé les 9 milliards Fcfa manquants pour le paiement total des souscripteurs de la Mida. L'on avance alors que les trois hommes qui ne seraient pas saints dans la somme de près de 3 milliards 700 millions Fcfa comptabilisée par la police à l'insu des responsables de la Mida, dépassés et prêts de la culpabilité, chercheraient une porte de sortie, en faisant avouer à Patrick Pen des choses en lesquelles il ne se reconnaitrait pas.

Patric Pen pourrait être tué par empoisonnement

Et pour comprendre pourquoi un plan d'élimination physique du coordonnateur de la Mida est plus que probable, il faut remonter à la manière dont les autorités administratives de Yaoundé (le préfet et le gouverneur), s'étaient saisi des caisses d'argent de la Mida, tels des braqueurs, et au mépris de toute procédure judiciaire inhérente à ce type d'opération, quand bien même l'illégalité de l'Ong serait avérée.

En effet, les milliards de Fcfa de la Mida, après l'état de siège de plusieurs jours par des policiers et des gendarmes, avaient été emportés comme dans un braquage, en l'absence totale de tout dirigeant de la Mida. Aussi, l'Ong n'avait-elle plus le contrôle de son siège qui était alors devenu (l'on ne sait par quelle alchimie), la propriété de Jean Claude Tsila (atteint depuis très longtemps par l'âge de départ à la retraite) le préfet du Mfoundi, et de Naseri Paul Bea le gouverneur du Centre qu'encourageait les prestations propagandistes d'un Issa Tchiroma Bakary vantant la subitement « bienveillance » du régime de Pau Biya pour la jeunesse camerounaise.

Selon des indiscrétions glanées à bonne source, et au vu de ce qui avait été observé au siège de la Mida au quartier Ahala à Yaoundé, cette Ong, n'avait plus aucun contrôle sur son propre domaine dont les documents avaient été (à dessein) endommagés par les autorités administratives de la capitale, des ordinateurs saisis. Toute chose qui laisse croire que l'argent de la Mida, des milliards, ont été pillés durant une semaine de siège par les policiers et des gendarmes de garde, et ce avec la complicité des fauteurs de troubles que sont les autorités administratives du Mfoundi citées supra confere.

Au nom donc de quelle logique, peut-on demander à une structure qui une semaine durant, n'avait plus accès à son siège, à son argent et à ses documents, de rembourser un reliquat que rien ne justifie dans la mesure où la Mida était devenue la propriété des autorités administratives, et l'argent braqué par la police et la gendarmerie, à leur insu ? Tous les responsables de la Mida bâillonnés comme c'est le cas jusqu'à présent, à la police judiciaire à Elig-Essono à Yaoundé !?

En tout état de cause, il est temps que pour éviter les remous sociaux d'une violence imprévisible, eu égard à la comparution le 24 mai prochain de Patrick Pen, que le président de la République, démissionne Jean Claude Tsila, Naseri Paul Bea, et Issa Tchiroma Bakary, respectivement préfet du Mfoundi, gouverneur du Centre et ministre de la Communication, et que ces derniers, répondent du braquage qu'ils ont commandité au siège de la Mida dont les milliards ont aiguisé une convoitise drapée d'artifices de « patriotisme et de protection de la jeunesse ».

Et pour le moment, Patrick Pen subit toujours de pires humiliations à la police judiciaire : battu et torturé nuit et jour, histoire de lui arracher des aveux inventés de toutes pièces. Les instigateurs du braquage de la Mida étant coincés, et cherchant une issue de sortie. Pas de nouvelle crise sociale, pas de remous de trop, pour un Cameroun qui endure déjà atrocement la guerre contre Boko Haram, et cette répugnante guerre incestueuse dans la partie anglophone du pays.

Vivement que pour la paix sociale du pays, Tsila, Naseri Paul Bea Issa Tchiroma, soient dégagés par Paul Biya ! Déjà que plus de 10 mille souscripteurs de la Mida sont prêts à des manifestations pour la libération de Patrick Pen le 24 mai prochain, ainsi que toutes les autres personnes illégalement interpelées dans le cadre de cette affaire où il est vivement attendu que le corps judiciaire manifeste sa personnalité et la dignité en mettant un terme à la fourberie des autorités administratives du Mfoundi.

Cameroun

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