21 Mai 2018

Tunisie: Lorsqu'on plante «si» et «quand» on ne récolte rien

Les quelques résultats glanés ici ou là sur la scène internationale nous permettent de temps à autre de croire que nous existons toujours, mais qu'en sera-t-il le jour où nos champions seront au bout du rouleau (quelques-uns le sont déjà et nous essayons d'en maintenir l'illusion) ou tout simplement forcés de se retirer parce qu'atteints par la limite d'âge ?

Nous enregistrons avec beaucoup de sympathie les déclarations souvent pleines d'espoir clamées par les responsables des équipes qui accèdent à la catégorie supérieure et qui se lancent dans de longues tirades ponctuées de «si» et de «quand» pour appuyer leurs argumentations. En fin de compte, ces jeunes dirigeants ne semblent pas du tout avoir une idée de ce qui les attend : des installations en mal d'entretien ou inexistantes, des moyens financiers qui s'amenuisent pour tout le monde et des responsables qui ne savent plus où donner la tête pour satisfaire des demandes en constante évolution, avec le renchérissement du matériel, des déplacements et des exigences des pratiquants eux-mêmes.

Une fois confrontés à la réalité du terrain, ils sauront (souvent à leurs dépens) qu'un club qui accède à une catégorie supérieure exige des engagements autrement plus importants que les promesses ne suffisent plus à régler.

Les choses iront peut-être mieux avec les nouvelles structures municipales mises en place, mais au vu des urgences et des priorités, va-t-on accorder au secteur du sport cette primauté alors que des interventions beaucoup plus urgentes demandent action et décision ? Sur le plan sportif qui nous intéresse particulièrement, une des priorités consiste à établir un bilan de ce qui est le plus urgent, à l'effet de procéder à la remise en état ou à niveau. Les nouvelles municipalités devraient à ce propos apprendre à travailler ensemble, pour acquérir par exemple du matériel lourd et organiser les interventions en fonction d'un calendrier à mettre en place. Un engin qui ne travaille que deux ou trois fois par semaine coûterait plus cher qu'un autre appelé à fonctionner au service de deux ou trois communes riveraines et les frais n'en seront que plus faciles à décaisser.

Le même problème se pose au niveau des techniciens. Il vaut mieux se faire assister par un technicien appartenant à la commune voisine que s'entêter à faire exécuter le travail par un empirique dont les connaissances sont limitées. Pour le gazon par exemple, se rapprocher des gestionnaires qui ont réussi, et qui possèdent connaissances et expériences, est de nature à faire gagner du temps et de l'argent. Il ne s'agit donc pas de promesses et de vagues engagements, il est question d'efficacité.

Dans ce genre de comportement, il est interdit d'avoir des complexes mais, bien au contraire, il faudrait aller au-devant de celui qui est en mesure de vous aider tout en étant disposé à lui rendre la pareille.

Le regroupement des moyens entre deux ou trois communes est devenu un point fort en France par exemple, où les municipalités s'assistent pour alléger le fardeau des travaux à effectuer. Après les récentes élections municipales, la décentralisation favorisera-t-elle cette nouvelle façon de travailler pour une meilleure gouvernance ? Seul l'avenir nous le dira.

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