22 Mai 2018

Afrique: "Afrique consciente" - Les sept valeurs cardinales, pour le continent, d'exister

Les premières « universités ouvertes de la société citoyenne en Afrique » se sont tenues le 19 mai à l'auditorium du Sofitel Hôtel Ivoire, autour du thème : « Retour aux valeurs ».

« Afrique consciente » veut s'ériger comme un forum panafricain de réflexion et de partage qui ambitionne de faire de chaque Africain un acteur du développement. Ses premières « Universités ouvertes » dites de la « Société civique en Afrique » ont eu lieu le 19 mai, au Palais des congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, avec pour problématique gordienne : le « Retour aux valeurs ».

En toute une journée, en quatre panels (« L'histoire méconnue de l'Afrique » ; « Les solutions aux inerties de l'Afrique » ; « les opportunités de l'Afrique » 1&2) avec 16 speakers de renom, le tout ponctué par des succès stories et de deux discours de cadrage, les quelques mille participants venus de tous les continents ont échangé avec emphase sur une vision « afro-centrée » point afro-centriste ou, a contrario, « afro-responsable » pour employer l'expression chère à l'un des modérateurs, le journaliste camerounais Alain Foka.

« L'heure où l'Afrique doit guider le monde... »

Ainsi, intervenant sur la thématique des « Valeurs », l'Ivoirienne Mariam Dao Gabala, membre du Comité scientifique des premières Universités, en répertoriera sept qu'elle juge cardinales, pour que « les Africains aient conscience que c'est l'heure où l'Afrique doit guider le monde ».

De façon synthétique, Dao Gabala estime que pour que l'Afrique existe dans le contexte de la globalisation, elle doit nourrir « une espérance collective et individuelle en un destin partagé », développer « une assurance et une confiance » qui se fondent sur « L'éducation ».

Car, à maints égards, à l'en croire, c'est le capital humain qui constitue la valeur centrale. Et d'arguer : « L'Homme, et l'Africain en particulier, est au centre de la course ». Et ce qui sous-tend la dignité d'un homme, « c'est le respect de la parole donnée ». Ainsi, selon elle, la mise en synergie de toutes les compétences et le sens de la responsabilité s'en verraient décuplés.

Toutes choses qui s'accordent, à l'envi, au propos de Denise Epoté, journaliste camerounaise de renom, Directrice de TV5 Monde Afrique, marraine de cette première session.

Qui invite ses pairs intellectuels africains à « Oser » le changement. Aux fins de rallier le maximum d'expertises à la cause de l' « Afrique consciente », elle plaide même pour des sessions tournantes des « Universités de la société civique ».

Le droit d'être heureux ?

L'initiateur, Gilles Atayi, coach en développement humain, sur le bien-fondé de la tenue desdites universités, propose une problématique ontologique : « Nous, Africains, avons-nous aussi le droit, un jour, d'être heureux ? ».

Pour lui, répondre à une telle équation revient à revisiter l'Histoire, à réécrire ses pans omis, déterminer et rompre les amarres d'avec les inerties et entrevoir l'avenir du continent avec les valeurs endogènes, à même d'être en harmonie avec l'universalité.

Une matrice, en somme, aux thèmes des panels. Panels qui ont été animés alternativement par Pr Séry Bailly et Alain Foka (modérateurs), avec à la chaire Venance Konan, journaliste-écrivain, Dg de Fraternité Matin ; le frère Clément Akobé, doctorant en théologie ; Pr Antoine Tako, neuropsychologue ; Damien Akoueté Eklu-Natey (économiste du développement ) ; Pr Tchétché N'Guessan, monétariste, anciennement administrateur pour la Côte d'Ivoire au Fmi et à la Bad, Alioune Guèye (Dr en sciences de gestion et chef d'entreprise) ; Gratien Ahouamenou (poète béninois, chercheur) ; Patricia Zoundi (fondatrice et administrateur de QuickCash) ; et Mamadou Dao (opérateur économique, administrateur général d'Apoteoz).

Quid des incompétents... ?

Des regards et avis croisés, il ressort de ces Universités que l'Afrique ne devrait pas vivre en autarcie en s'apitoyant sur les oppressions qu'elle a subies des siècles durant.

Souvent, par ses propres complicités internes. L'Afrique, en se réappropriant son histoire et en en transmettant ses hauts faits et partageant les valeurs endogènes qui jalonnent cette histoire, doit nourrir une certaine fierté et une dignité.

L'éducation étant ainsi donc brandie comme la priorité prééminente, il incombe, à en croire les panélistes, d'établir des modèles d'excellence aux nouvelles générations. Quid des incompétents, notamment politiques, qui n'arrivent pas à dessiner une Afrique des grandeurs, fière et digne ?

... Pour rêver en toute « Afrique consciente » !

C'est pourquoi rêvons avec Gilles Atayi qui proclame au sujet de « Afrique consciente, le dessein de ses concepteurs : « Ils rêvent d'une Afrique où les grandes pauvretés ont été éradiquées et dans laquelle, grâce à plus de justice sociale, il est devenu possible que tous aient accès aux possibilités de mener une vie heureuse et épanouie.

Cette vision, cette aspiration profonde d'une Afrique qui émerge comme une communauté d'apprentissage et de partage bâtie sur les valeurs du travail, de l'honnêteté, de la solidarité, du respect, où nous avons tous un sens aigu du destin commun ; c'est cette vision que porte Afrique Consciente.

Cette ambition est non seulement légitime, mais en plus elle est réaliste. Tout, pour l'essentiel, dépend du regard que nous portons sur nous-mêmes Africains, du regard que nous portons sur notre continent et sur la conviction que si chacun, de sa place, faisait juste son devoir, alors cette Afrique est possible. Ensemble, écrivons l'Histoire ».

Cote d'Ivoire

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