24 Mai 2018

Congo-Kinshasa: Monté en flèche des Violations des droits de l'homme en flèche

Au cours de la conférence de presse bi mensuelle de la Monusco qui s'est tenue hier mercredi 23 mai 2018 dans la concession de cet organisme à Gombe, il a été fait état des 496 cas de violations des droits de l'homme documentés sur l'ensemble du pays en avril 2018. Cette conférence de presse a été animée par la porte parole de la Monusco Florence Marshall.

Les chiffres énoncés ci-haut proviennent du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme « BCNUDH ». Ceci dans le cadre du mandat assigné à cet organe de faire le suivi étroit de la situation des droits de l'homme et d'analyser les tendances relatives à ladite situation. En mars 2018, lit-on dans la note du BCNUDH, 406 cas ont été enregistrés.

Cette hausse des cas de violations des droits de l'homme reflète l'augmentation des atteintes commises par les combattants de groupes armés (65%)

Les agents de l'Etat sont responsables d'au moins 59 % des cas de violations documentés en avril 2018, 41 % par les groupes armés.

Les exécutions extrajudiciaires faites par les agents de l'Etat (24 victimes), les exécutions sommaires relevant des groupes armés (51 victimes) sont quelque peu en baisse.

La quasi-totalité des 496 cas évoqués ci-haut ont été enregistrés au Nord et Sud Kivu et à l'Ituri. Avec un pourcentage de 51 %, les groupes armés sont épinglés cette fois ci comme la catégorie qui ont commis plus des cas de violation des droits de l'homme dans les zones à conflit, les agents étatiques se plaçant en seconde position avec 49%.

Néanmoins, les militaires des FARDC ciblés comme les principaux responsables de ces violations dans ces trois provinces (31%) , les miliciens de divers groupes armés et des Mai Mai Nyatura, se partagent les 69 %.

Près de 48 % des cas documentés ont été faits au Nord Kivu avec 189 cas, le Sud Kivu avec 40 cas et l'Ituri 35 cas.

Dans les autres coins du pays non affectés dans le conflit, 99 cas de violation ont été documentés et les agents de la Police Nationale Congolaise cités comme le corps des forces de l'ordre responsable de plus de la moitié de ces violations. Le Kongo Central s'est signalé avec 27 cas de violation, le Haut Katanga avec 20 cas de violation, la Tshopo avec 15 cas de violation et Kinshasa 13.

Le nombre total de violations en lien avec les restrictions de l'espace démocratique sur l'ensemble du pays depuis le début d'année 2018 s'élève à 317 violations.

Hormis cette note du BCNUDH, Florence Marshall a redit les efforts déployés par la Monusco dans le cadre des efforts pour vaincre Ebola et répondu aux préoccupations des journalistes sur plusieurs sujets.

A une question d'un confrère selon laquelle la Majorité Présidentielle bat déjà campagne pour le compte de son Autorité Morale, Florence Marshall a fait savoir que la Monusco dispose d'une feuille de route lui assignée par le Conseil de Sécurité qu'elle s'efforce de remplir. C'est ainsi que la Monusco s'en tient aux prescrits de l'Accord de la Saint Sylvestre, la décrispation politique.

Elle a souligné loin que le Conseil de Sécurité veut être informé régulièrement de ce qui se passe en RDC.

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