24 Mai 2018

Afrique: Zone de libre-échange continentale - L'Afrique pourrait bénéficier de l'aide chinoise

La déclaration est d'un officiel des Nations unies, le 23 mai, estimant que le continent doit avoir de nouveaux investissements dans les infrastructures, les capacités humaines et les industries pour qu'il obtienne des bénéfices optimums.

Pour Stephen Karingi, directeur de la Division économique du renforcement des capacités à la Commission économique pour l'Afrique de l'ONU (CEA), pour que l'Afrique obtienne des bénéfices optimums du régime de libre-échange, il faudra de nouveaux investissements dans les infrastructures, les capacités humaines et les industries. « La Chine possède toutes les ressources qui, si elles sont déployées en Afrique, pourraient contribuer à la pleine réalisation de la Zone de libre-échange continentale », a expliqué Stephen Karingi, en marge de l'atelier technique de l'Initiative présidentielle sur les infrastructures.

L'officiel de l'ONU a noté que les bénéfices potentiels de l'accord commercial entre la Chine et l'Afrique sont immenses car, il réduira ou éliminera les barrières aux importations de marchandises fabriquées et négociées en Afrique. « Tout investisseur arrivant dans n'importe quel pays africain aura accès non seulement au marché domestique mais aussi à un marché d'environ 1,2 milliard de personnes », a-t-il rappelé.

Il a assuré que la délocalisation des industries attirées par la Zone de libre-échange continentale (Zlec) entraînera également des transferts de technologies sur le continent. Stephen Karingi a souligné que l'Afrique doit attirer des capitaux non pas seulement dans un secteur mais dans une variété de secteurs allant des secteurs d'extraction, intermédiaire et de valeur ajoutée aux assurances et services financiers. Dans le secteur de l'aviation, estime-t-il, les technologies chinoises pourraient permettre à l'Afrique de dépasser la dépendance vis-à-vis des entreprises occidentales qui dominent l'industrie.

D'après les chiffres du gouvernement kényan, le commerce intra-africain s'élève à environ 15 %, comparé à plus de 50 % sur d'autres continents, et cela à cause des barrières commerciales.

La Zlec a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait, selon l'Union africaine, permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière africaine. Jusqu'à présent, l'Accord sur la Zlec a été ratifié par le Ghana et le Kenya, alors que quarante-quatre pays africains au total ont signé ce document.

Le traité instituant la Zlec devra être ratifié par vingt-deux pays au minimum pour entrer en vigueur. Une dizaine de pays dont le Nigeria ont émis des réserves sur les attentes de cette zone de libre-échange à laquelle ils n'ont pas encore adhéré.

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