6 Juin 2018

Afrique: Missions africaines de maintien de la paix - Lancement d'un programme pour contrer les attaques terroristes

Ouverture, hier, à Dakar, d'un séminaire politique de deux jours sur l'amélioration des capacités de réponse au terrorisme dans les missions africaines de maintien de la paix.

Sur de nombreux théâtres de conflits, les soldats de la paix sont devenus la cible des terroristes. Des pertes humaines sont souvent enregistrées. Les pays contributeurs s'en plaignent, plongeant l'Onu dans une forte pression. Et la vraie question s'impose : comment assurer la mission de maintien de la paix sans se faire tuer ? La réponse est trouvée par le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (Kaiptc).

L'organisme, situé à Accra, au Ghana, vient de lancer, en collaboration avec le Japon et le Pnud, le programme « Amélioration des capacités de réponse au terrorisme dans les missions africaines de maintien de la paix ».

Le projet, qui implique plusieurs pays contributeurs en personnel militaire et policier en Afrique de l'Ouest, a démarré, hier, à Dakar, avec la tenue d'un séminaire politique rassemblant les dirigeants et les principaux officiers de l'armée, de la police et de la gendarmerie du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Togo, de la Guinée, du Nigéria et du Ghana. Cette rencontre de deux jours permettra aux séminaristes d'identifier les manques en matière de formation et de développer les lignes directrices appropriées pour les combler.

« Il nous faut, aujourd'hui, arriver à mener une lutte efficace contre le terrorisme, tout en respectant un certain nombre de règles. Autrement dit, il s'agit, pour les Casques bleus, d'assurer leur mission de paix sans enregistrer des pertes humaines », a souligné Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu et chef du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel. « La situation est préoccupante et il faut trouver un équilibre », a-t-il insisté.

Selon lui, l'Onu cherche, avec ce nouveau programme, à développer un entraînement spécifique destiné à améliorer la résilience des Casques bleus face au terrorisme.

Au total, une centaine d'officiers instructeurs des pays contributeurs seront outillés et formés. « Le terrorisme et le radicalisme sont un problème mondial. Grâce à ce projet, nous espérons pouvoir contribuer aux activités de maintien de la paix dans la région, en améliorant les capacités des forces de défense et de sécurité », a fait savoir Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal.

Le diplomate a confié que son pays a dégagé, depuis novembre 2008, une enveloppe de huit millions de dollars dans des programmes de formation au contrôle des armes légères et des frontières ainsi qu'à l'accroissement des capacités des agents de sécurité en Afrique.

Le séminaire politique de Dakar est également une occasion de mettre en place un réseau entre les acteurs ouest africains concernés par la prévention du terrorisme dans les différentes troupes militaires ou policières des pays contributeurs.

« La rencontre va ouvrir la voie à des recherches de terrain dans les pays participants. Les résultats de ces recherches seront transformés en un guide de formation sur le terrorisme et le maintien de la paix », peut-on lire dans un document remis à la presse.

Sénégal

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