8 Juin 2018

Cote d'Ivoire: SIETTA 2018/Cap sur l'industrialisation - La transformation, notre seul défi

Le ministre de l'Industrie et des Mines par intérim a situé les enjeux du prochain salon de l'anacarde en mettant l'accent sur la structuration de l'économie induite par cette spéculation.

Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Promotion des PME, assurant l'intérim du ministre de l'Industrie et des Mines, a officiellement lancé jeudi, dans un grand hôtel du Plateau, les travaux de préparation de la 3e édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l'anacarde (Sietta), qui se tiendra du 8 au 10 novembre au palais de la Culture Bernard Dadié d'Abidjan.

Le thème choisi pour cette grande foire de l'anacarde: « Transformation de l'anacarde, une mine d'opportunités pour l'autonomisation de la jeunesse africaine » a, par son actualité et sa pertinence, arraché au ministre cette proclamation : « Le défi actuel, c'est la transformation de l'anacarde. Nous devons relever ensemble les challenges de l'industrialisation de l'anacarde pour permettre à la Côte d'Ivoire de transiter allègrement du statut de premier pays producteur et exportateur d'anacarde, vers un pays industriel de l'anacarde. »

Il a aussitôt lancé un appel pressant aux opérateurs économiques nationaux et internationaux pour prendre une part active à Sietta 2018 en vue d'accroître la compétitivité des unités de transformation de la filière anacarde.

Cette inclination pour la compétitivité de cette filière à travers son industrialisation réussie, est un enjeu, reconnaît le ministre du Commerce, qui interpelle tous les pays africains producteurs du Cajou. Et ce, sur la nécessité pour eux de prendre des mesures urgentes pour faire de la filière anacarde une filière pourvoyeuse d'emplois. D'autant que l'impact de la transformation de la noix de cajou sur l'emploi en général, et des jeunes notamment, est très important.

La transformation de 1000 tonnes de noix brutes, selon des estimations, peut générer environ deux-cents emplois en majorité destinés aux jeunes. Le gouvernement ivoirien a donc décidé de s'engager résolument dans l'industrialisation de la filière anacarde.

Souleymane Diarrassouba a, pour ce faire, énuméré les mesures vigoureuses prises par le gouvernement pour assurer de meilleurs revenus aux producteurs et atteindre en 2020 un taux de transformation de 50%. Ce sont la mise en place d'une subvention à la production à raison de 400 FCFA par kilogramme d'amande blanche de cajou ; la facilitation de l'accès des entreprises à la matière première à travers un mécanisme de réservation d'une partie de la production de noix brutes pour la transformation locale.

Et pour l'année 2018, les exportateurs sont tenus de justifier avoir vendu 15% de leur produit à des opérateurs locaux avant d'obtenir l'autorisation d'exporter.

La mise en place d'un mécanisme de régulation du prix de cession de la noix brute de cajou aux unités de transformation de l'anacarde. Au-delà de 850 FCFA le Kg de noix brut, la différence est subventionnée par l'État par le biais du Droit Unique de Sortie (DUS) sur l'exportation de noix brute.

Grâce à ces différentes mesures, les capacités de transformation installée sont passées de 52 200 tonnes en 2013 à 109 500 tonnes en 2017, soit un accroissement de 110%. Par ailleurs, les quantités transformées localement ont évolué de 23 910 tonnes en 2012 à 44 628 tonnes en 2017, soit une hausse de 87%.

Nous devons réussir

Le Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde, ne fait pas du chantier de la transformation une virtualité. Au contraire, il clame avec foi: « Nous devons réussir, même si nous n'avons pas encore trouvé la benne cadence. Avec plus de 4 milliards de subvention, le gouvernement a exprimé sa grande volonté d'aller à la transformation. Nous avons démontré notre capacité à produire, nous devons maintenant prouver notre capacité à transformer et à bien vendre. Et nous avons le devoir de réussir ce challenge. »

Bamba Mamadou, le président du Conseil d'administration du Conseil du coton et de l'anacarde, partage la vision de son Directeur général. Il reste convaincu qu'avec l'appui des partenaires techniques et financiers, le gouvernement pourra réussir l'industrialisation de la filière, qui affirmera davantage son rôle de réservoir d'emplois et de levier de création de richesses pour la réduction de la pauvreté en milieu rural.

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