10 Juin 2018

Centrafrique: La Coordonnatrice humanitaire de l'ONU condamne vivement l'attaque contre l'hôpital de Bambari

Photo: Photo MINUSCA
Des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) en patrouille à Bambari (archives).

La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a condamné "avec la dernière énergie" l'intrusion d'éléments de groupes armés dans l'enceinte de l'Hôpital Régional de Bambari, dans le centre du pays, ainsi que les menaces proférées à l'encontre du personnel médical et des patients le 7 juin.

« Conformément au principe d'humanité et d'impartialité, les soins de santé sont accordés à tous les patients indépendamment de leur appartenance sociale, économique, religieuse ou ethnique. Stigmatiser et menacer des malades en fonction de ces caractéristiques est inhumain, indigne et inacceptable », a rappelé dans un communiqué la Coordonnatrice humanitaire pour la RCA.

« Ces actes constituent une violation caractérisée du droit international humanitaire (DIH), lequel établit la protection des hôpitaux civils », a indiqué Mme. Rochdi, ajoutant que « les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l'objet d'attaques ; ils seront, en tout temps, respectés et protégés par les Parties au conflit ».

« Je tiens ces groupes armés pour responsable de toute complication médicale et de la mise en péril du pronostic vital de certains patients. J'appelle les auteurs de ces actes à mettre l'intérêt de la population aux dessus de leurs différends » a signalé Najat Rochdi. Selon les premières estimations, une trentaine des personnes vulnérables ont été soustraites des leurs lits d'hôpital par leurs parents, leur privant des soins médicaux depuis cet incident. « Je les invite aussi à respecter et à faire respecter le DIH par leurs éléments » a-t- elle ajouté.

Ce nouvel incident constitue un défi supplémentaire pour l'action humanitaire à Bambari et notamment pour l'assistance médicale.

Le pillage à Bambari de 9 organisations humanitaires ainsi que la Commission nationale des réfugiés (CNR) au mois de mai a considérablement réduit l'assistance humanitaire. « Nous assistons à une recrudescence des actes de violence contre les humanitaires en Centrafrique. La population est encore une fois prise en otage par l'impact des affrontements entre groupes armés depuis le 14 mai. Elle est ici coupée d'une aide dont elle a tant besoin » a déploré la Coordonnatrice humanitaire.

Najat Rochdi a exprimé sa « profonde inquiétude eu égard à la dégradation de la situation humanitaire en Centrafrique et les menaces qui pèsent constamment sur les acteurs humanitaires ainsi que leurs biens et installations ».

Ces actes de violence doivent prendre fin, conclu le communiqué.

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