12 Juin 2018

Burkina Faso: Sit-in de la coordination des syndicats de la Fonction publique - Le mot d'ordre pas suivi dans des ministères

Les travailleurs ont été invités, par la Coordination des syndicats de la fonction publique (CSFP), à observer un "sit-in d'avertissement", le mardi 12 juin 2018, jour de la tenue de la Conférence des forces vives sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics. Une équipe des Editions Sidwaya est allée faire le constat dans quelques ministères.

La Coordination des syndicats de la fonction publique (CSFP) a décidé, le vendredi 8 juin dernier, de protester contre le format de la Conférence sur le mode de rétribution des fonctionnaires qui se tient, du 12 au 14 juin 2018. La CSFP a appelé, à cette occasion, les travailleurs à observer, le mardi 12 juin 2018, de 8 à 11 heures, des sit-in et au port d'un brassard (ou bandeau) de couleur blanche. Il est 9 heures 33 minutes, ce mardi matin. Sur l'avenue Kwamé-N'Krumah, la circulation est fluide.

L'une des plus célèbres voies urbaines de la capitale burkinabè affiche son ambiance routinière. Le bâtiment abritant le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale qui donne sur ladite voie n'échappe pas à ce calme ambiant. En effet, point d'attroupement ou de groupuscules de personnes comme cela est souvent le cas lors de sit-in.

Nous décidons de nous rendre à l'Hôtel administratif (où sont logés plusieurs ministères) situé dans la zone du projet ZACA, à quelques mètres de là. Autre lieu, même constat à la seule différence qu'à la devanture quelques gendarmes (assis dans un mini-car de la Gendarmerie nationale, ndlr) veillent au grain.

Des ministères en charge de la jeunesse, des transports, de l'énergie à ceux de la culture, de la communication en passant par les départements de la femme, de l'urbanisme et de l'économie numérique, le scénario est identique. Dans les couloirs et dans les escaliers, les usagers vont et viennent.

Sous le hall, des personnes devisent. Après avoir décliné notre identité et donné les motifs de notre présence au réceptionniste, nous décidons d'emprunter les couloirs et les escaliers du bâtiment.

Nous rencontrons des personnes qui descendent ou montent tandis que d'autres patientent devant l'ascenseur. A l'intérieur de quelques bureaux ouverts, des agents bavardent ou sont assis en face de leur ordinateur.

Aucun signe inhabituel, hormis qu'ils ne portent pas de bandeau ou de brassard blanc (comme le stipule le mot d'ordre du CSFP), ni ne souhaitent répondre aux questions de l'équipe de Sidwaya. "Etes-vous satisfait de votre visite?", nous demande l'homme à l'accueil, la tête rasée, la barbe blanche, derrière sa vitre.

"Plus ou moins", répondons-nous avant de mettre le cap sur l'avenue de l'Indépendance, dernière étape de notre "tournée matinale". Au ministère de l'Education nationale et de l'Alphabétisation, nous adoptons la même démarche. Dans l'un des couloirs du bâtiment, en réfection en partie, nous nous renseignons sur "l'endroit du sit-in".

D'un air mi- étonné, mi- moqueur, notre interlocutrice nous invite toutefois à "fouiner" dans les environs. Peine perdue. Au bout d'une dizaine de minutes, nous décidons de mettre le voile laissant derrière nous des ministères dans leur train-train quotidien...

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