13 Juin 2018

Burkina Faso: Sanction contre des magistrats

billet

Depuis quelque temps, j'assiste à un remue-ménage au sein de la magistrature sur fond de divisions et de querelles. En effet, ils sont nombreux les magistrats qui ont été rétrogradés et blâmés. Il y en a même qui ont été révoqués pour manquement à l'éthique et à la déontologie.

Pendant ce temps, d'autres attendent de voir à quelle source ils seront mangés parce que pour autant que je sache le conseil discipline mis en place par le conseil supérieur de la magistrature (CSM), jusqu'au moment où je traçais ces lignes, n'a pas encore suspendu ses travaux et ce en dépit des réserves émissent par certains syndicats de la magistrature et les appels du pie du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

J'avoue que je suis avec beaucoup d'attention d'aucun considèrent comme une opération de salubrité. Je m'étais jusque-là refusé de mettre ma bouche dans ce qui ressemble à une cuisine interne ; mais ce qui a retenu mon intention en fin de semaine dernière, c'est quand j'ai appris que certains magistrats, et pas des moindres, ont été mis à la retraite avant l'heure. Parmi eux, on notait la présence de la patronne même du CSM.

Elle n'a pas été échappée au rouleau compresseur du conseil de discipline. La loi est dure mais c'est la loi. C'est une maxime comme de tous. Et comme, ça se passe entre spécialistes du droit, je suppose que les dispositions nécessaires ont été prise pour éviter les erreurs et les règlement de comptes. Je le dis parce que ces dernières semaines, des voix se sont élevées à ... reprise pour dénoncer la composition du conseil de discipline du CSM.

Et comme la présidente elle-même n'a pas été épargnée je suppose ce qui récriaient doivent maintenant se raviser. Franchement, comme vous le savez, moi je n'ai rien contre quelqu'un. Je ne nourris pas de haine contre quelqu'un tout comme je ne suis pas jaloux de quelqu'un. Mais je suis de ceux-là qui pensent que quand quelqu'un a fauté, il faut le sanctionner. Car, pendant lomptemps le corps de la magistrature trainait une sulfurence réputation à cause des brebis galeuses qui commençaient à se recruter abondamment au sein du corps.

Conséquences la confiance qu'il devrait y avoir entre les justiciables et les juges citoyens n'avaient aucune envie de recouvrir à la justice pour régler leurs différends. Il préférait maintenant se rendre justice ; ce qui très dangereux dans un Etat de droit. Voyez-vous ? Cela ne peut pas faire mal aux magistrats intègres qui, serment, ont décider de travailler professionnellement.

Cela dit je pense que les sanctions prises contre les magistrats indélicats doivent servir de leçon à tous ceux-là que coupait que devenir magistrat est une fin en soi. C'est un métier difficile qui requiert la probité et le sens élevé de la responsabilité. En toute personne qui n'a pas eu en elle ces deux valeurs en est jugée indigne.

C'est moins point devue. Pour terminer, je demande à tous ceux qui ont été sanctionnés et qui estiment de la procédure n'a pas été respectée d'user des voies de recours légales pour entendre leur cause. S'ils sont franchis, ce serait tant mieux. Si la sanction est confirmée il faudra l'accepter.

Burkina Faso

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