13 Juin 2018

Congo-Kinshasa: Après son acquittement pour crimes de guerre et contre l'humanité - CPI : Bemba libre

C'est enfin hier que le sort de Jean-Pierre Bemba a été fixé, à savoir sa mise en liberté provisoire, quatre jours après la décision de son acquittement prononcée le vendredi dernier par la chambre d'Appel de la Cour Pénale Internationale.

Onze ans après arrestation vers 21 heures à Bruxelles, à son domicile privé du quartier huppé de Rhode-Saint-Genèse, le leader du MLC a quitté la prison de Scheveningen en homme libre, avant son retour plus tard à Kinshasa, qu'il avait quitté précipitamment en 2007 sous escorte forces de la Monusco, après les accrochages armés entre ses éléments et ceux des FARDC.

Le voilà libre en attendant la décision d'une autre chambre d'appel de la Cour Pénale Internationale devant statuer le 4 juillet prochain probablement sur la seconde accusation de subordination des témoins, une charge à son endroit lui flanquée il y a une année au moment où il venait de faire appel des autres charges des crimes de guerre contre l'humanité, viols et pillages des biens en territoire centrafricain imputés à ses éléments venus en rescousse au régime légal et démocratique de feu le Président Ange-Félix Patassé.

Au regard de tous ces faits et surtout de son acquittement pour crimes gravissimes lui infligés, le leader du MLC espère deux choses :

soit au mieux sa remise en liberté totale, soit au pire condamnation à une peine entre un et cinq ans. On n'est pas encore là, car c'est au mois de juillet prochain que sera connu son sort final.

Non bis ibidem

Pour bon nombre d'observateurs attitrés, Il serait aberrant injurieux de lui infliger une autre peine d'un à cinq ans alors qu' vient de passer onze ans de sa vie derrière les barreaux sur la des accusations sans fondement et sans preuves. Et surtout que son arrêt rendu public vendredi dernier, la Chambre d'Appel conclu à une série d'erreurs de droit que la première d'instance avait commises en violation des règles et normes par la Charte de Rome. Les juges de cette chambre n'avaient pas en compte certains faits édifiants, vérifiables et vérifiés des du dossier des accusations portées à sa charge par le bureau Procureur Ocampo Moréno. Notamment le fait que Jean-Pierre n'avait jamais foulé le sol centrafricain avant, pendant et toute la période de guerre entre les éléments de l'armée centrafricaine et les rebelles de François Bozize. En second lieu, avait saisi par une lettre le Premier ministre de cet Etat avec pour informations aux principales institutions internationales, savoir l'Union Africaine, l'Union Européenne, les Nations-Unies certains Etats de la sous-région au sujet des bruits entendus des exactions que certains de ses éléments de sa milice commises en territoire centrafricain sur des populations civiles non armées. En réclamant ainsi des sanctions sévères à l'encontre tout manquement et conformément au Code Militaire pénal en dans le pays où auraient été commises ces exactions.

Pendant tout le procès, l'on a remarqué avec douleur et tristesse la CPI n'a jamais inquiété ni cité à comparaitre aucune politique, administrative ni militaire de la République qui dirigeait les opérations militaires de ratissage de la Bangui, ses environs ainsi que d'autres localités et villes de Etat.

Il est aberrant de constater que pendant onze ans, les magistrats parquet et de siège n'aient pas découvert les différentes erreurs droit dans lesquelles ils nageaient délibérément. Le verdict rendu vendredi dernier aurait pu être de mise il y a dix ans si le bon avait pris le dessus sur des considérations partisanes, et irrégulières.

La CPI viole sa propre jurisprudence*

Il y a quatre ans, un autre leader d'une milice armée, en la de Matthieu Ngudjolo, emprisonné à la Haye avait été reconnu coupable des crimes attribués à ses miliciens, notamment des perpétrés sur des populations civiles et non armées dans la de Bogoro du fait que selon des témoignages concordants indépendants recueillis, il ne se trouvait pas sur les lieux crimes, car retenu dans un centre de santé pour assister opérations d'accouchements des femmes. La CPI l'avait libéré toutes les charges et Matthieu Ngudjolo a retrouvé la liberté totale.

Bemba candidat aux élections prochaines

Après onze ans de privation de liberté, le plus grand souci qui depuis vendredi dernier le leader du MLC est de prendre part congrès que son parti compte organiser au mois de juillet pour participer à la tête de son parti aux élections générales de d'année.

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