Cameroun: Première et timide concrétisation de la zone de libre-échange continentale africaine

Vue aérienne du Port de Douala

Au Cameroun, le port en haut profonde de Kribi, dans le sud du pays accueille un bateau chargé d'une cargaison sous le régime de la « Zlecaf ». Cette cargaison de résine venue de Tunisie est la toute première importation de marchandise sous ce projet de zone de libre échange. Un projet signé par 54 pays africains mais qui peine à se concrétiser.

Vingt tonnes de résine importées par le Cameroun et destinées à une entreprise de fabrication de peinture, cette cargaison est la première à bénéficier dans la sous-région d'un tarif douanier préférentiel dans le cadre du projet de zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Un projet qui pour l'instant est dans sa phase pilote, avec huit pays qui y participent, dont le Cameroun.

Réduire les taxes

L'objectif est de réduire progressivement les taxes douanières afin de stimuler les échanges commerciaux entre les pays africains. Car aujourd'hui ces échanges ne représentent que 17% du total des flux commerciaux sur le continent. « On préfère importer des produits de Chine ou d'Europe, que de produire localement », affirme une source en interne, « car cela coûte moins cher ».

Une liste de 5 000 produits

« Si les tarifs douaniers sont réduits », ajoute cette même source, « les produits seront plus compétitifs, ce qui stimulera les échanges ». Pour l'instant une liste de plus de 5 000 produits - principalement des matières premières, thé, café, matériaux de construction - est concernée. Le Cameroun a tout à gagner à la Zlecaf, estime Yves Melingui, directeur de stratégie du port de Kribi, qui espère voir ce port en eau profonde devenir un hub de transbordement entre l'Afrique centrale et australe.

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