- La présidente du réseau des femmes bibliothécaires, archivistes et documentalistes (REFEBAD), Fabeye Ndiaye, a évoqué, vendredi, les responsabilités nouvelles des spécialistes de l'information documentaire face aux enjeux du nouvel ordre mondial.
"(...) face aux enjeux du nouvel ordre mondial, il nous faut évoquer les responsabilités nouvelles qui attendent les spécialistes de l'information documentaire, responsabilités qui amènent tour à tour à revisiter le code de déontologie, l'environnement matériel, financier et humain du travail documentaire", a-t-elle déclaré.
Mme Fabeye Ndiaye, qui intervenait, lors d'un panel sur "l'encadrement et la sécurisation de l'information administrative", a souligné que ce thème dénote l'importance accordé par le REFEBAD aux problèmes d'accès à l'information mais aussi, à l'encadrement et la sécurisation.
Elle a rappelé que face à cette démocratisation, de profondes mutations affectaient profession de documentaliste notamment dans la divulgation des dossiers administratifs ou la diffusion des informations sur la vie privée des gens, etc.
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"(...) beaucoup d'interrogations nous poussent, nous, spécialistes et praticiens de l'information documentaire, à réfléchir sur notre avenir et sur l'avenir de notre métier face aux mutations de l'heure", a insisté la présidente du REFEBAD.
Saluant les orientations stratégiques adoptées en Conseil des ministres sur la valorisation des archives publiques et la relance de la lecture comme levier de gouvernance et d'émancipation citoyenne, elle a indiqué que cette vision permettra un renforcement "sans précédent" des moyens logistiques, humains et budgétaire du secteur.
Elle a ajouté que le REFEBAD se tient prêt à apporter son expertise technique pour la mise en oeuvre opérationnelle de ces réformes, tout en proposant la "création indépendante de la déontologie archiviste".
"Il faut noter que les associations professionnelles sont des relais pour nous dans la mesure où, elles permettent de toucher un vaste réseau de professionnels de l'information documentaire que nous ne pouvons pas toujours atteindre", a pour sa part, indiqué, le directeur des archives nationales, Mouhamed Lat Diop.
Selon lui, ces associations jouent un rôle "primordial", non seulement dans la sensibilisation de leurs collègues et la formation mais aussi, dans l'engagement fort dont ils ont besoin autour de la question des archives et de la profession d'archiviste.