Les perceptions de risque affectent les investissements en Afrique

29 Janvier 2014
communiqué de presse

Addis-Abeba — Lors de la 30ème session du Comité d' orientation des chefs d'État et de gouvernement du NEPAD, tenue mercredi, avant le sommet de l'Union africaine, le Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique a déclaré que la perception du risque, y compris les préoccupations au sujet de l'environnement politique, juridique et réglementaire sont essentielles dans la décision d'investir.

La réunion a eu lieu sur le thème: éliminer les obstacles politiques, juridiques et réglementaires pour stimuler l'investissement et améliorer la bancabilité du projet d'infrastructures.

M. Lopes souligne: «L'Afrique doit commencer à raconter sa propre histoire» et ajoute que pour chaque mauvaise actualité en Afrique «qu'il s'agisse d'un conflit violent, d'une violation des droits de l'homme, d'un processus électoral fragile ou d'instabilité, la même chose se passe dans les pays en développement d'Asie».

Faisant mention de l'analyse de la CEA, il dit aux participants du forum estimé que l'étape la plus difficile de la préparation du projet est d'établir un environnement favorable; ainsi que lutter contre les obstacles juridiques, réglementaires et institutionnels.

Il dit: «Le réseau routier transafricain a été conçu au début des années 1970, mais aujourd'hui, plus de 40 ans après sa construction, les liaisons manquantes et des tronçons sous-standards constituent encore environ 20 % du réseau» et ajoute que seulement 50 % des 708 projets de la deuxième Décennie des Nations Unies pour les transports et les communications en Afrique (UNCTADA II) ont été accomplis.

Il a également annoncé à la réunion que le taux d'achèvement des projets du plan d'action à court terme (PACT) en infrastructure du NEPAD était également faible dans tous les sous-secteurs et tourne autour de 15 % pour l'énergie, 17 % pour les transports, 11% pour les TIC, et 9 % pour les projets d'eau et d'assainissement.

Le Secrétaire exécutif dit: «Les formalités et la bureaucratie sont aussi des goulots d'étranglement dans la mise en œuvre du projet et se retrouvent au même rang que le manque de financement à cet égard».

Il a demandé aux participants de la réunion d'examiner le besoin d'investir de façon soutenue dans les infrastructures et de s'engager à consacrer une part conséquente du financement des infrastructures dans les budgets nationaux.

Il a également mentionné le besoin de prendre des mesures pour régler les perceptions négatives sur l'Afrique; et l'importance d'adopter des normes et politiques régionales pour relever le défi de la mise en œuvre du projet à travers de multiples juridictions.

Il a en outre appelé à stimuler l'intérêt du secteur privé dans le développement des infrastructures, notamment grâce à des partenariats public-privé et d'autres mécanismes novateurs.

«D'ici 2063, nous serons près de 3 milliards ou 30 % de la population mondiale. Il dit: «dans l'hypothèse où nous poursuivons notre trajectoire, notre richesse représenterait néanmoins seulement 10%» et souligne qu'élever l'Afrique au rang qu'elle mérite dans le monde «exige que nous changions la trajectoire pour le meilleur».

Le Secrétaire exécutif a par ailleurs tenu un certain nombre de réunions bilatérales avec les partenaires, les chefs d'État et de gouvernement, ainsi que les directeurs de diverses institutions internationales qui participent au Sommet de l'Union africaine.

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