L'autonomisation des femmes au centre des discussions entre la CEA et le Niger

9 Janvier 2016

Niamey — CEA/BSR-AO) - La Commission Economique pour l'Afrique (CEA) et le Gouvernement du Niger ont procédé au lancement du processus de préparation de l'Indice de Développement et des Inégalités entre les Sexes en Afrique (IDISA). La cérémonie qui a regroupé plus d'une trentaine de participants provenant de diverses institutions de l'Etat du Niger, a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant, M. Zoumari Issa Kallekoye, en présence du Directeur du Bureau Sous-Régional pour l'Afrique de l'Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique, M. Dimitri Sanga.

Cette rencontre de haut niveau a un double objectif (i) lancer le processus de mise en œuvre de l'IDISA du Niger en réunissant tous les acteurs concernés et (ii) renforcer les capacités des acteurs afin d'assurer un meilleur accompagnement et une appropriation du processus.

Dans son discours de lancement, M. Zoumari, a vivement remercié la CEA pour ses appuis techniques et financiers qu'elle ne cesse d'apporter au Niger dans le cadre de son développement. La présente rencontre, a-t-il dit, consacrée « au lancement et à la mise en œuvre au Niger de l'Indice de Développement et des Inégalités entre les Sexes en Afrique s'inscrit dans cette logique ». Pour le Secrétaire Général, l'IDISA est « un indice spécifiquement africain basé sur les statistiques nationales des pays africains et qui prend en compte le contexte socioculturel africain qui régit les relations de genre et les inégalités de genre inhérents ». Le Niger, a-t-il poursuivi, « a dans le cadre de sa démarche méthodologique basée sur une approche participative, mis en place un Comité Consultatif et une équipe de recherche dont les tâches principales consistent à convenir du plan national de mise en œuvre de l'IDISA et faciliter le travail de l'équipe de recherche ».

Intervenant au nom de la CEA qui facilite cette rencontre de haut niveau, M.Dimitri Sanga, a transmis toute la reconnaissance de son Institution au Gouvernement nigérien qui n'a ménagé aucun effort pour matérialiser ce lancement. Le choix du Niger selon M. Sanga, « qui ne fait que consolider le dynamisme de sa coopération avec la CEA, trouve aussi sa pertinence au regard de certains indicateurs sociaux économiques très éloquents sur le sujet figurant dans le profil pays du Niger 2015 en cours de finalisation ». Aussi a renchéri M. Sanga, la mise en œuvre de l'IDISA devra permettre « grâce à la collecte de données qualitatives et quantitatives, d'évaluer les progrès réalisés en matière de la parité du genre et de l'autonomisation des femmes sur la base des instruments internationaux et régionaux ». Dans la même lancée, a souligné M. Sanga, en plus « d'être un outil d'action et de planification pour le Niger, l'IDISA constitue une opportunité d'engager les partenaires au développement dans des actions d'appui et de soutien à l'égalité des sexes et la promotion de la femme ».

Le lancement de la mise en œuvre de l'IDISA au Niger a été ponctué par de pertinentes communications présentées par Mme. Ngone Diop, Conseillère genre à la CEA, assorties des travaux de groupe. Au nombre de ces communications, il y a lieu de noter notamment : Le rappel des principaux concepts genre, Méthode et Mesure du Tableau de Bord pour la promotion des femmes en Afrique et au Niger, l'intégration du genre dans les politiques et programmes et comment intégrer le genre dans les politiques de finances publiques et le budget. Ces communications qui ont permis aux participants de renforcer davantage leurs capacités en la matière, ont été complétées par d'autres faites par la partie nigérienne et qui ont été axées sur la Politique Nationale en Genre, les questions de promotion de la femme et celles relatives aux inégalités de genre. Elles ont toutes mis en exergue la ferme détermination du Gouvernement du Niger de répondre efficacement aux principaux enjeux de développement notamment la réduction des inégalités de genre.

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