19 Mai 2016

Sénégal: Un cadre d'informations climatiques pour impacter sur l'agriculture, la pêche...

Le Sénégal vient de valider le plan d'action de son cadre national des services climatologiques. C'était à l'occasion d'un atelier qui s'est tenu ce jeudi 19 mai à Dakar sur initiative de Bureau Régional Afrique du Cadre Mondial des Services Climatiques et l'Agence Nationale de l'Aviation Civile et de la Météorologie avec l'accompagnement technique et financier du Conseil Norvégien pour les Réfugiés (Nrc). Un outil qui va fournir des informations climatiques devant permettre d'élaborer des stratégies de développement sur l'agriculture, la pêche, l'environnement, la santé...

Mettre l'information climatique au cœur des stratégies de développement du Sénégal. Tel est l'ambition des autorités de ce pays qui viennent de valider, ce jeudi 19 mai à Dakar,  un atelier de validation du Plan d'Action du Cadre National des Services Climatologiques du Sénégal. Ce qui va renforcer l'utilisation des services climatologiques dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques au Sénégal.

Le coordonateur régional du Cadre mondial pour les Services Climatologiques, Dr Arame Tall assure que « le cadre permettra de traduire les avancées scientifiques dans le domaine du climat en outils de prise de décisions au bénéfice de la société ». A l'en croire, au niveau mondial, c'est un outil bâti autour de cinq piliers notamment  la plateforme d'interface entre usagers et fournisseurs de services climatologiques ; le système d'informations climatologiques. Elle y ajoute l'observation et le suivi  climatologiques ; la recherche, la modélisation et la prévision climatologiques et le renforcement de capacité.

S'exprimant au nom de Mme Fatoumata Bintou Djibo, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Sénégal, Mme Tall de renseigner que Dakar dans démarche a ciblé six secteurs prioritaires à savoir : l'agriculture et sécurité alimentaire, la Gestion des Risques de Catastrophes, la santé, le tourisme, et la gestion des ressources en eau. A cet effet, poursuit-elle, « les besoins prioritaires de chaque secteur ont été identifiés et un plan d'action, qui a fait l'objet d'une rencontre de  pré validation, a été élaboré ».

Elle renseigne que l'ambition du Cadre National est, ainsi de réduire la vulnérabilité des populations aux risques climatiques par la fourniture de meilleurs services climatologiques, Maximiser l'utilisation de l'infrastructure de services climatologiques et soutenir la mise  en place  des infrastructures manquantes.

Dans cette même veine, le cadre en question militera pour progresser dans la réalisation des principaux objectifs de développement durable par la fourniture de meilleurs services climatologiques ; Promouvoir une meilleure utilisation des services climatologiques ainsi qu'une meilleure compréhension et connaissance en la matière. Mais aussi de renforcer l'engagement des fournisseurs et des utilisateurs des services climatologiques, notamment en établissant des relations entre eux  dans le domaine technique et dans celui de la prise de décisions.

Cette démarche semble indispensable pour un pays comme le Sénégal où l'agriculture dépend grandement de la pluviométrie. Le directeur de l'agriculture du pays, M. Oumar Sané, renseigne que plus de 80% des exploitations sont dans le pluvial. Ce qui dénote d'un secteur vulnérable du point de vue de la répartition de la pluviométrie dans le temps avec un impacte sur la productivité, l'érosion, la dégradation des sols, les inondations…

A en croire M. Sané, le ministère de l'agriculture, depuis 2014, intègre les prévisions climatiques dans ses stratégies. « Ce qui nous amène, à l'époque, où on avait reçu l'information comme quoi on allait vers un hivernage déficitaire, nous avons mis en place un programme d'adaptation qui consistait à sécuriser la production dans les zones les plus vulnérables notamment la région Nord ». Ce qui, d'après lui, avait permis la mise en place de variétés de récoltes adaptées et de cycle court qui ont renforcé et impacté sur la production et sur le revenu des producteurs. En 2014, fait-il remarquer, « il y avait des déficits dans plusieurs pays du Sahel alors que le Sénégal était excédentaire pour plusieurs spéculations ».

Des exemples qui font dire au secrétaire général du ministère du tourisme et des transports aériens, M. Hamady Sy,  que « aujourd'hui, l'information climatique est devenue vitale. Elle est prise en compte dans prise de décision au niveau du ministère ».

Les autorités en charge de l'agriculture du Sénégal qui vont plus loin renseignent qu'en 2015, suite à des informations qui faisaient état d'une pluviométrie excédentaire, elles avaient mis en place un programme d'adaptation qui consistait à sécuriser la production agricole. Ce qui était relatif à un programme de dopage mettant à profit les potentiels de l'ensemble de ces zones.

Au-delà de l'agriculture, l'information climatologique est aussi cruciale pour d'autres secteurs vitaux. La Directrice de la Météorologie, Mme Aida Diongue Niang redoute des menaces que les conditions climatiques causent sur la baisse des rendements, la dégradation des sols, la baisse des réserves hydriques, le tourisme balnéaire qui assure 50% de l'offre touristique avec l'érosion côtière. A son avis, ces phénomènes ne sont pas une fatalité car « il faut intégrer la dimension climatique dans la prise de décision, dans la planification, dans les objectifs de développement, la fourniture de services climatiques fondée sur la recherche ».

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