25 Avril 2017

Congo-Brazzaville: La Centrale d'achat des médicaments entre en exercice bientôt

Née sur les cendres de la Congolaise des médicaments essentiels et génériques (Comeg), la Centrale d'achat des médicaments essentiels et des produits de santé (Cameps) va démarrer ses activités au mois de juin prochain en prenant l'actif de l'ex-Comeg dont son personnel.

Le personnel de l'ex-Comeg ne sera pas licencié

Après la dissolution puis la liquidation de la Congolaise des médicaments essentiels et génériques (Comeg) remplacée par la Centrale d'achat des médicaments essentiels et des produits de santé (Cameps), la ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo, a instruit que les agents de l'ex-Comeg ne soient pas mis à la porte. Ils travailleront plutôt pour la Centrale d'achat naissante dont le démarrage est annoncé pour le mois de juin prochain.

« Nous avons fait l'évaluation des actifs propres de l'ex-Comeg. Lesquels actifs seront reversés à la Cameps y compris le personnel. Il n'y aura donc pas de licenciement », a rassuré l'avocat à la Cour, du barreau de Brazzaville, Me Gilbert Bondongo, en sa qualité de président du comité de liquidation. Il a par ailleurs précisé que les biens immobiliers et mobiliers de l'ex-Comeg ne seront pas vendus non plus. « Nous sommes satisfaits de la décision du gouvernement visant à reconduire tout le personnel, que nous sommes, de la structure qui vient d'être liquidée », a répondu Louis-Marie Nzeka, magasinier, responsable des programmes des Centres de Santé Intégrés sur la gratuité des médicaments de l'ex-Comeg.

« La centrale d'achat est un organe technique. Il faut se faire entourer de techniciens chevronnés en la matière. C'est ainsi que dans le cadre de ce comité ad hoc, il a été défini les profils des postes. On sait à peu près qui doit un poste de chef de service, de directeur, chef magasinier. Ils doivent répondre à certaines exigences en termes de formation, d'expérience d'acquis, de documents d'orientation produits », a expliqué le docteur Ray Mankélé, conseiller à l'OMS/Congo et président du comité ad hoc de la Cameps.

La Cameps remplace la Comeg

« Il est créé un établissement public à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière, dénommé la Centrale d'achat des médicaments essentiels et des produits de santé », peut-on lire dans l'article premier de la Loi n°25- 2015 du 29 octobre 2015, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président de la République, Denis Sassou N'Guesso la même année, soit un an après la dissolution de la Comeg qui, cette année-là, n'était pas encore liquidée. Un comité de gestion des approvisionnements en produits de santé essentiels avait alors été mis en place.

En octobre 2016, le ministère de la Santé et de la population a mis en place un comité ad hoc de la Centrale d'achat des médicaments essentiels et produits de santé afin de finaliser le processus de son lancement. « Nous avons défini les besoins en équipements et en ressources humaines ainsi que le cadre législatif ; nous avons proposé l'organigramme et déterminé les besoins en médicaments, de sorte que dès son lancement, la Cameps soit en mesure de satisfaire les besoins de la population », a expliqué le docteur Ray Mankélé, conseiller à l'OMS/Congo et président du Comité ad hoc de la Cameps.

Rôle de la nouvelle Centrale d'achat

La Cameps a pour mission d'acquérir les médicaments essentiels et les produits de santé ; de fournir ces médicaments aux formations sanitaires publiques et privées et de les rendre disponibles et accessibles à moindre coût aux populations sur toute l'étendue du territoire national. A en croire le docteur Ray Mankélé, les infrastructures sont prêtes pour accueillir les médicaments. Les commandes ont d'ailleurs été faites. « On attend juste la livraison », a-t-il déclaré en précisant que le travail qui reste à faire est de l'ordre de 20%, les 80% étant déjà réalisés.

A la différence de l'ex-Comeg qui n'avait des entrepôts qu'à Brazzaville et un seul Pointe-Noire, la Cameps aura un dépôt dans chaque département. Ainsi, toutes les formations sanitaires des départements, même du secteur privé, qui remplissent un service public seront approvisionnées. Le président du comité ad hoc de la Cameps a fait savoir qu'un travail se fait avec les directeurs départementaux pour déterminer les locaux pouvant permettre de stocker les médicaments essentiels et produits de santé dans les localités de l'intérieur du pays. « Les efforts du gouvernement de mailler tout le territoire national en infrastructures sanitaires ne sauraient porter leurs effets si le système de santé ne peut fournir des médicaments de qualité, à prix abordable, accessibles à tous, en tout lieu », a déclaré la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo. Et d'ajouter : « La Cameps n'est plus une chimère mais une réalité ».

La Cameps a un entrepôt d'une superficie de 2000 m2 à Brazzaville. 950m2 ont été réhabilités avec le concours de l'Union européenne à travers le projet pharmaco-meg. L'entrepôt de Pointe-Noire par contre à une superficie de 500m2. Il faut souligner que le gouvernement prévoit de construire un entrepôt ultra moderne dans la périphérie nord de Brazzaville.

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