21 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Massacres du Kasaï - L'avis du Conseil des DH très attendu

Les questions liées à la demande renouvelée du Haut Commissaire des Nations Unies au Droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, mardi dernier à Genève, pour une enquête internationale sur les graves violations des droits humains perpétrés ces derniers mois dans le Kasai, ont dominé la conférence de presse des Nations Unies d'hier mercredi 22 juin 2017, au quartier général de la Monusco, dans la commune de Gombe.

Interrogés au sujet de ce dossier après la réaction du gouvernement congolais, qui rejette l'option d'un déploiement sur son territoire d'une commission d'enquête internationale parallèle instances judiciaires nationales et se déclare plutôt ouvert à une équipe d'enquêteurs des Nations Unies venant en appui à la justice congolaise, Théophane Kinda, porte-parole par intérim de la Monusco, et Aurélie Fuchs, chargée par intérim de l'Union des rapports et enquêtes spéciales au BCNUDH, ont indiqué que c'est aux Etats membres du Conseil d'en décider au cours du vote qui pourrait intervenir ce jeudi ou ce vendredi.

La seconde citée a indiqué qu'il n'était pas possible, à leur niveau, de donner une date exacte à ce sujet, étant donné que cette requête a été formulée par le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme le 9 juin 2017 au Conseil, dans le souci de éclater la vérité sur les massacres commis dans le Grand Kasaï depuis le mois d'août 2016.

Quant à la situation sécuritaire, la province du Kasaï, selon capitaine Adil Esserhr, porte-parole militaire par intérim de Monusco, est marquée par des activités négatives liées à l' des miliciens Kamuina Nsapu, ayant provoqué le déplacement populations civiles dans les localités de Kakala Diboko, à 80 km l'Est de Luiza.

Les troupes de la Monusco déployées dans cette province, a-t- soutenu, poursuivent avec détermination leurs actions visant dissuader les exactions contre les civils et les violations des de l'homme, faciliter l'accès humanitaire et protéger les locales.

C'est dans ce cadre que le 14 juin 2017, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, effectué une visite de travail à Kananga, à la tête d'une délégation au sein de laquelle on a noté la présence du Bernard Commins, commandant adjoint de la Force de la Monusco.

Il faut rappeler qu'Adama Dieng, Conseiller spécial du général des Nations Unies pour la prévention du génocide, depuis le 19 juin 2017 en RDC, pour une visite de 6 jours. Le principal de sa mission est de mieux comprendre l'évolution de situation sécuritaire dans les provinces du Kasaï et autres. Il voir aussi dans quelle mesure il est possible de soutenir les visant à mettre fin à la violence dans les régions affectées celle-ci et prévenir de nouvelles atrocités contre les civiles congolaises.

On signale qu'il est arrivé le mardi 20 juin à Kananga et Tshikapa.

Son calendrier de travail prévoit des échanges avec les gouvernementales, des délégués de la société civile, des religieuses, l'Equipe-pays des NU et la Monusco à Kinshasa. A Kananga,

le Conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies a langue avec les autorités provinciales, la société civile et activistes des droits de l'homme de la Monusco. Adama Dieng conclure sa visite en RDC par une conférence de presse le samedi juin 2017 au quartier général de la Monusco, a indiqué Kinda.

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