6 Juillet 2017

Sénégal: Modification de la loi électorale - Des députés ont tenté en vain d'interrompre la plénière

Photo: SudQuotidien
Assemblée nationale du Sénégal

Dakar — Des députés de l'opposition ont interrompu à plusieurs reprises, jeudi en fin de matinée, la plénière de l'Assemblée consacrée à l'examen d'une loi portant modification du Code électoral, dans l'espoir d'en empêcher la tenue, a constaté l'APS.

Des représentants de l'opposition ont perturbé jeudi, à Dakar, à plusieurs reprises, la séance plénière des députés sur le projet de loi portant modification de l'article 78 de la loi numéro 2017 du 18 janvier 2017 portant code électoral.

La première interruption est intervenue lors de la lecture du rapport de la commission des lois de la décentralisation, du travail et des droits humains de l'Assemblée nationale, des députés de l'opposition manifestant bruyamment leur désapprobation relative à l'examen du projet de loi portant modification de l'article 78 de la loi numéro 2017 du 18 janvier 2017 portant Code électoral.

Une fois terminé l'examen sur la forme de ce projet de loi - son adoption devrait autoriser l'électeur à un choix réduit de cinq listes au moment de voter, sur les 47 en compétition le 30 juillet prochain, les députés El Hadj Diouf et Mamadou Diop Decroix sont revenus à la charge en vain.

L'Assemblée nationale est alors passée au débat sur le fond, la plupart des députés favorables à ce projet de loi faisant valoir que ce texte est bel et bien conforme au protocole additionnel de la CEDEAO - la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest - portant sur les élections.

Cette disposition communautaire sur la démocratie et la bonne gouvernance, relative aux mécanismes de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, stipule en son article 2 alinéa 1 qu'"aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections, sans le consentement d'une large majorité des acteurs politiques".

Or, les opposants à ce projet de loi font valoir qu'il ne tient pas d'une base consensuelle, les concertations engagées par la Commission électorale nationale autonome (CENA) n'ayant pas réussi à accorder l'ensemble des acteurs concernés.

Il reste que la proposition de la CENA part d'une volonté de rationaliser le temps de vote, compte tenu du nombre pléthorique des listes en compétition, à savoir 47 bulletins renvoyant à autant de partis et de coalitions en lice pour les législatives du 30 juillet.

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