8 Août 2017

Tunisie: Maintenant, il faut concrétiser

Les participants, dont la grande majorité sont des femmes, ont exprimé leur satisfaction de l'adoption, le 26 juillet, par l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) de la loi intégrale sur la violence à l'égard des femmes et de l'amendement du code pénal, appelant toutefois à mettre en œuvre dans les plus brefs délais tous les mécanismes de prévention et de lutte contre la violence à l'égard des femmes énoncés dans cette nouvelle loi.

«La reconnaissance, par le législateur, du statut de femme-victime est en effet une grande avancée et un acquis important», a estimé Me Anissa Tabaï, avocate à la Cour de cassation et activiste. Selon l'intervenante, cette reconnaissance démontre un changement au niveau des mentalités.

«Cette loi a aussi élargi les domaines d'intervention dans les espaces publics et dans le milieu socioéconomique afin de garantir une meilleure prévention de la violence contre la femme», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, Me Tabaï a souligné l'importance de mettre en œuvre très rapidement les mécanismes stipulés dans la nouvelle loi tels que la formation des juges et des agents de sécurité dans les postes de police pour assurer une meilleure prise en charge des dossiers de violence basée sur le genre.

De son côté, Khadija Ben Hassine, professeur universitaire de philosophie et anthropologie, a mis l'accent sur la nécessité de veiller sur la mise en œuvre des textes juridiques, indiquant, à cet égard, que plusieurs lois relatives aux droits des femmes ne sont pas respectées.

«La femme est victime de plusieurs formes de violence psychique, sexuelle, économique, sociale, politique et autres. Elle subit la pression et intériorise la discrimination», a-t-elle dit. Pour sa part, Habib Louhichi, psychothérapeute, a souligné que les différentes formes de violence exercées sur la femme ont des répercussions négatives directes sur son rendement au travail, sur ses rapports avec la famille mais surtout sur sa santé physique et mentale.

Dans ce contexte, l'intervenant a souligné l'importance de travailler sur le changement des mentalités et des comportements qui sont le résultat des préjugés et de la culture sociale. «Il convient de renforcer la sensibilisation et la formation pour changer les mentalités et transformer les actes de violence en attitudes positives et en communications», a-t-il dit.

Tunisie

Elim CAN 2019 - Un médecin tunisien sauve la vie d'un nigérien

La Tunisie s'est qualifiée pour la Coupe d'Afrique des Nations, Cameroun 2019 après ses deux victoires… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2017 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.