Sénégal: Le pays et le Kenya choisis pour l'expérimentation d'un programme de grande envergure

25 Octobre 2017

Un nouvel élan de restauration de la mangrove se dessine en Afrique. Un programme de grande envergure sera expérimenté au Sénégal et au Kenya. Cette initiative soutenue par une Ong néerlandaise sera étendue à d'autres pays africains.

(Conakry) - « Mangrove capital Africa », c'est l'appellation d'un ambitieux programme visant à restaurer les mangroves aussi bien en Afrique de l'Ouest qu'en Afrique de l'Est. Ce n'est pas un projet de plus pour la reconstitution de ces écosystèmes. Du moins, c'est ce qu'avancent les spécialistes qui ont fait la présentation au forum côtier et marin ouvert à Conakry le 23 octobre 2017.

« Il y a des acquis dans la restauration de la mangrove. Mais je crois que nous pouvons aller plus loin », a laissé entendre le directeur régional de Wetlands international Afrique, Ibrahima Thiam. Ce programme financé par une fondation néerlandaise sera dans un premier temps expérimenté au Sénégal précisément dans le Delta du Saloum et au Kenya, dans le Delta Fidji.

La restauration de ces zones humides aidera les riverains et les communautés à avoir une source de subsidence plus durable. En réalité, les mangroves contribuent à tirer la pêche des eaux troubles en permettant la reproduction et la croissance des poissons, ce sont aussi des espaces où se pratiquent l'ostréiculture, l'exploitation du miel, entre autres. « Ce programme vise à restaurer et à soutenir les mangroves au bénéfice de la nature et des populations », informe Papa Mawade Wade, coordonnateur de programmes à Wetlands.

Le programme « Mangrove capital Africa » sera élaboré en tenant compte des expériences de Wetlands en Afrique, en Asie et en Amérique latine. « Nous allons tenir compte des projets antérieurs. Nous avons décidé d'avoir un programme holistique qui va intégrer les dimensions connaissances, renforcement des capacités et planification », a présenté Papa Mawade Wade.

Mava va dégager 6 millions d'Euros pour le Pcrm

Dans sa mise en œuvre, les techniciens produiront des cartes pour suivre les évolutions, le suivi-évaluation, faciliter la collecte des données sur le terrain. Pour sa part, Julie Molonga du Kenya estime que ce programme est une opportunité pour le Sénégal et le Kenya et, au-delà de ces deux pays, les deux régions pourront échanger des expériences.

Après la phase pilote, le programme sera étendu aux autres pays comme la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Nigeria, le Congo. Il en est de même pour la partie orientale du continent. Dans la matinée, une minute de silence a été observée à la mémoire de Dr Luc Hoffman rappelé à Dieu qui a été un acteur clé de la création et de la consolidation du Pcrm et du Forum régional et côtier.

La directrice régionale de Mava, Lynda Masson, a salué le travail accompli par le Prcrm depuis une dizaine d'années. Le programme a engrangé de bons résultats grâce à la persévérance des acteurs en Mauritanie, Sénégal, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée et Sierre Leone. C'est pour toutes ces raisons que la Fondation Mava a décidé de renouveler son soutien. « Le Pcrm est en train de mettre en œuvre notre stratégie à l'échelle sous-régionale. Nous allons continuer apporter notre appui en donnant une enveloppe de 6 millions d'euros au Pcrm », a annoncé la directrice de la Fondation régionale Mava.

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