Kenya: Le sort du pays une nouvelle fois entres les mains de la Cour suprême

Photo: Capital FM
Cour suprême

Depuis mercredi 15 novembre, les juges de la Cour suprême du Kenya examinent deux recours qui demandent l'annulation de la réélection du président Uhuru Kenyatta. Le premier a été déposé par deux défenseurs des droits de l'homme, Khalef Khalifa et Njonjo Mue, le second par un ancien député, Harun Mwau. Au coeur des débats, le retrait de Raila Odinga et les tensions qui ont marqué le scrutin du 26 octobre.

« Soit la commission électorale ne comprend pas la loi, soit elle pense qu'elle a le pouvoir de la contourner », déclare l'avocate Julie Soweto. Les plaignants dénoncent une élection qui ne s'est pas tenue dans 25 circonscriptions du pays et un processus marqué par des violences et des intimidations, qui plus est organisé par une commission à la botte du pouvoir.

Surtout, ils avancent que le scrutin du 26 octobre aurait dû être annulé du fait du retrait de Raila Odinga. Au coeur des débats également, la définition de ce qu'est une « nouvelle élection », terme employé par la Cour suprême le 1er septembre dernier.

Pour les avocats de Harun Mwau, le processus aurait dû être recommencé depuis le début, avec une nouvelle désignation des candidats. « Est-ce l'élection que vous espériez lorsque vous avez annulé la première ? Avec un taux de participation de 38% et une victoire à 98% », lance un avocat d'un ton accusateur.

De leur côté les défenseurs de l'IEBC, et surtout d'Uhuru Kenyatta, ont présenté une contre-attaque virulente. Les plaignants n'ont pas voté, ils n'ont donc pas le droit de critiquer, disent-ils, tout en soulignant les conséquences sociales et économiques qu'aurait une deuxième annulation. La Cour suprême devrait rendre sa décision lundi.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.