2 Décembre 2017

Mali: Enfant tué par Barkhane - L'enquête française n'a révélé «aucune faute»

L'affaire avait empoisonné la visite de François Hollande à Bamako en début d'année au Mali pour le sommet Afrique-France. Un enfant de 10 ans avait été tués par Barkhane lors d'une opération fin 2016 dans l'extrême nord du Mali.

Le corps avait été sommairement enterré par les soldats français et beaucoup de zones d'ombres planent autour de cette affaire relayée tout d'abord sur les réseaux sociaux. « Un jeune berger », disaient ses parents alors que Barkhane parlait d'un « informateur ».

Jeudi 30 novembre, la porte-parole du ministère des Armées « a regretté la mort de cet enfant », mais assure que l'action des militaires français était « légitime »..

En début d'année, le ministre de la Défense d'alors, Jean-Yves Le Drian, avait promis que les conclusions de l'enquête seraient publiées rapidement. Puis le dossier a disparu. L'état-major assurait alors que cette affaire n'était plus entre ses mains.

Un an après, la porte-parole du ministère des Armées assure que l'enquête interne de l'armée française n'a révélé « aucune faute individuelle ou collective dans l'usage de la force ».

Les militaires français auraient tiré avec un hélicoptère sur un jeune guetteur agissant pour le compte d'un groupe armé terroriste « afin d'empêcher des poseurs de bombes d'atteindre un convoi logistique français ».

A cette époque, Barkhane subissait en effet régulièrement des pertes lors de ses déplacements. « Il était légitime de faire cesser une intention hostile visant la force », assure Valérie Lecasble, porte-parole du ministère français des Armées.

En principe, dans l'armée française, les règles d'engagement sont strictes et l'action de soldat français au Mali s'inscrit dans le cadre du respect du droit des conflits armés. A ce jour, le rapport n'a pas été rendu public.

Hors contexte, il paraît difficile de justifier l'ouverture du feu contre un adversaire qui s'est avéré mineur, mais qui ne portait pas d'armes. Cela constituerait d'ailleurs l'un des très rares cas concernant l'armée française rapportés ces dernières années.

Enfin, cette affaire vient une nouvelle poser la question du « traitement » réservé par la force Barkhane à ces « sonnettes », ces informateurs, de plus en plus jeunes, mais qui participent aux actions terroristes dirigées contre la force.

Mali

Présidentielle au pays - Polémique sur le fichier électoral

Fichier électoral contesté, «bureaux de votes fictifs»: de manière coordonnée,… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2017 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.