10 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Le 35ème anniversaire du TG Basokin célébré avec faste

Il a traversé vents et marées. Il s'agit bel et bien de l'orchestre TG Basokin qui a totalisé 35 ans d'existence le 17 novembre dernier. Le Comité Directeur de ce grand patrimoine qui a vendu valablement la culture de Busongye à l'intérieur, tout comme à l'extérieur du pays, a jugé bon de jubiler le vendredi 8 décembre 2017.

Chose faite. L'espace Congo Loisirs, cadre des festivités, était en liesse ledit vendredi. La grande famille de Busongye est venue se rappeler du travail qu'aura abattu Mi-Amor et ses musiciens durant environs trois décennies dans le souci de faire valoir la culture Songye à Kinshasa et ailleurs. La manifestation a connu plusieurs temps forts, mais l'on retiendra dans l'ensemble le mot de l'étoile filante de ce grand label, Mputu Ebondo et celui du grand chef coutumier. Et, enfin, celui du président de la grande famille Songye éparpillée dans le monde, en la personne de M. Kibonge.

Basokin signifie tout simplement "les Basongye de Kinshasa". Révoltés de voir la culture Songye dans son ensemble être submergée dans d'autres traditions dont celle des Luba, Tetela, Lulua, le professeur Katanga et ses collaborateurs avaient nourri l'idée de créer un orchestre folklorique, si pas traditionnel, qui aura pour vocation de promouvoir la culture de Busongye. Hasard ou coïncidence, Dieu seul sait, les concepteurs du TG Basokin, à la quête d'un oiseau rare qui devrait prendre le bâton de commandement de cet orchestre, ont mis la main sur un gros poisson : Hubert Mputu Ebondo. Il s'agit de l'enfant terrible de Kabinda, alors en vacance à Kinshasa. Mi-Amor, comme il se fera appeler après, sera contraint d'abandonner le bon" métier d'enseignant" pour manipuler le micro au travers de sa voix si mélancolique, en palpant par elle et sa plume des thématiques très interpellateurs qui touchent aux questions brûlantes de la société. Comme un rêve, Basokin, sous la houlette de celui qui se veut le grand léopard de la culture de Busongye, a accompli sa mission qui était celle de faire éclater la culture Songye au grand jour.

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A l'espace Congo Loisirs, l'ambiance était festive. L'assistance, emballée par la bonne musique du terroir, n'a pas hésité d'exécuter les pas des danses en toute fierté et élégance. Mi-Amor est revenu sur la fameuse mission que le professeur Katanga lui avait confiée en août 1983, alors que Basokin n'avait que 8 petits mois. Le Pharaon d'Afrique dit être fier d'avoir accompli la mission. "... Aujourd'hui, le Kisongye est chanté en Europe, voire au Canada... ", a-t-il déclaré. Par la suite, avec un ton de reconnaissance, il a remercié toutes les filles et tous les fils de la grande communauté de Busongye, particulièrement le Comité Directeur de Basokin qui a contribué à l'émergence de l'orchestre qui a pu résister aux vents impétueux qui ont soufflé.

Point d'honneur

Pour sa carrière, Mi-Amor se réjouit qu'il soit comparé à Johnny Halliday, la grande figure emblématique de la musique Française qui a rendu l'âme le mercredi 6 décembre dernier. Alors que d'aucuns s'interrogent sur sa longévité. "Quand Johnny Halliday est mort, quelqu'un m'a appelé de la France pour me dire que je suis le Johnny Halliday de la culture Songye", a-t-il poursuivi.

"Shamuene" à l'honneur

Par ailleurs, le grand chef coutumier de "Kifoko" Ya Kibonge, dans son mot, a remercié les artisans et artistes de Busongye qui ont travaillé en synergie pour la promotion de la culture Songye. Dans un autre registre, c'était également la sortie du nouveau disque intitulé " Shamuene Basokin" venez voire Basokin en Français. Par cet opus, Mi-Amor, content du travail abattu, invite ceux-là qui lui ont confié la mission de faire de Basokin l'un des meilleurs orchestres de la République Démocratique du Congo, de venir justement constater le travail bien accompli.

Dieudonné Nkishi aux commandes

Il sied de rappeler que depuis le 17 novembre 2017, le Professeur Katanga a passé le bâton de commandement du Comité Directeur du TG Basokin à Dieudonné Nkishi. Il faut tout de même insinuer que le Professeur Katanga et ses collaborateurs ont réussi, ce que les politiques Congolais n'arrivent pas à réaliser depuis 1960 : une alternance et assurer une relève pour une continuité sans cassure.

Merdi Bosengele

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