13 Décembre 2017

Sénégal: Affaire des 153 pèlerins laissés en rade à Dakar en août 2017 - Macky Sall interpelle pour arrêter «un scandale et une injustice»

Du fait d'une «enquête bâclée», les 153 pèlerins laissés en rade à Dakar en août dernier, en plus de ne pas voir la Kaaba, risquent de ne rentrer dans leurs fonds. En effet, leurs «escrocs», qui n'ont pas tous été arrêtés, vont bientôt être mis en liberté, sans consignation des montants pourtant reconnus et sans mesures conservatoires sur leurs biens pour garantir le remboursement des sommes escroquées. Suffisant pour que SOS Consommateurs, qui dénonce «un scandale et une injustice», interpelle Macky Sall «pour qu'une telle infamie ne soit pas perpétrée.»

Nouveau rebondissement dans l'affaire des pèlerins laissés en rade à Dakar lors du pèlerinage aux lieux saints de l'Islam, édition 2017. Selon SOS Consommateur, les 153 pèlerins victimes d'escroquerie en août dernier encourent une double perte. «Doublement victime ! D'abord d'une escroquerie puis d'une enquête bâclée, ces 153 pèlerins n'ont pas vu la Kaaba et risquent de ne pas voir la couleur de leur argent», alerte cette association sénégalaise de défense des consommateurs.

A travers un communiqué signé son président, Me Massokhna Kane, SOS Consommateur, rappelle que «tous les plaignants qui avaient fait le siège à la gendarmerie de la Foire, pour porter plainte n'avaient, en réalité, pas été entendus. En effet, sur les 153 pèlerins laissés en rade à Dakar en août 2017, seuls 4 avaient été entendus par la Gendarmerie. On leur a fait croire que leurs plaintes avaient été envoyées avec déferrement des voyagistes arrêtés, ce qui était faux.»Par conséquent, relève la source, «toutes ces victimes n'ont pas été associées à la procédure par la faute des enquêteurs de la Gendarmerie qui, au lieu de les entendre, ont seulement joint la liste de leurs noms et numéros de passeports au procès-verbal d'enquête.»

Ainsi, le doyen des juges en charge de l'affaire «ne peut, en conséquence, ni les convoquer ni les entendre. Il n'a entendu qu'une dizaine de personnes en tenant compte des constitutions directes à son niveau. Ce qui fait que les personnes arrêtées ne sont poursuivies que pour quelques dizaines de millions sur près de 500 millions de francs CFA escroqués.»

Pis, déplore SOS Consommateurs, «ces délinquants qui n'ont pas tous été arrêtés, vont bientôt être mis en liberté, après leurs interrogatoires en cours sans qu'ils aient consigné les montants pourtant reconnus, et sans que des mesures conservatoires n'aient été prises sur leurs biens pour garantir le remboursement des sommes escroquées. C'est un scandale et une injustice qui nous font croire que ces escrocs jouissent de protections.»

Suffisant pour que Me Massokhna Kane et Cie interpellent directement, en plus du Procureur de la République, du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, du chef du gouvernement, le président de la République, Macky Sall «pour qu'une telle infamie ne soit pas perpétrée.» D'ailleurs, SOS Consommateurs met «gracieusement» des avocats à la disposition des victimes qui peuvent les appeler ou leur rendre visite au siège de l'organisation consumériste à Mermoz, «pour une rapide prise en charge de leurs plaintes», conclut le texte.

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