13 Décembre 2017

Burkina Faso: Barrage de Samendéni - Face aux récriminations, le PDIS répond

Suite aux manifestions de certaines populations affectées par la construction du barrage de Samendéni, remettant en cause la mise en œuvre du Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS), les premiers responsables dudit Programme ont animé une conférence de presse, le mercredi 13 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso. L'objectif était d'apporter des éclairages sur un certain nombre d'allégations dont est l'objet le programme.

«Le protocole d'accord signé entre le gouvernement et le cadre de concertation des populations affectées par la construction du barrage de Samendéni souffre par le fond et sur la forme car, il exclut la majorité des populations affectées», affirmait le porte-parole des manifestants d'une partie des populations affectées par la construction du barrage, Kalifa Job Millogo, le vendredi 8 décembre 2017, lors d'une marche dans les rues de Bobo-Dioulasso. Kalifa Job Millogo est également à la tête de la Maison des associations et mouvements pour le développement des Hauts-Bassins, une structure soutenant les manifestants.

Après cette sortie des populations, les premiers responsables du Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS) ont animé une conférence de presse, ce mercredi 13 décembre 2017 dans la cité de Sya. Un point de presse co-animé par le coordinateur du PDIS, Abdoulaye Ouédraogo et le secrétaire général du ministère de l'Eau et de l'Assainissement, Alassoun Sori. L'objectif était d'apporter des éclairages sur un certain nombre d'allégations dont est l'objet le Programme.

Il s'agissait également de répondre aux allégations des manifestants sur la mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES), a déclaré d'entrée de jeu Abdoulaye Ouédraogo, au cours de cette rencontre avec les journalistes. M. Ouédraogo a fait comprendre que la signature du protocole d'accord tripartite entre le PDIS, le cadre de concertation des populations délocalisées et les chefs de villages affectés en octobre 2016, avait ramené la sérénité et la confiance au sein des populations.

En ce qui concerne le volet PGES, le premier responsable du PDIS a souligné que depuis novembre 2016, la mise en œuvre du protocole d'accord conclu a commencé et à ce jour, «pratiquement tous les points de l'accord connaissent une mise en œuvre soit totale, soit partielle». La semaine dernière, les manifestants affirmaient que le mémorandum ne répondait pas à leurs aspirations. Pour Abdoulaye Ouédraogo, cette affirmation est anachronique, «car nous sommes au stade de l'accord et non de mémorandum».

Dans les récriminations contre le PDIS, il est également question d'exclusion de certaines populations. Selon lui, il n'existe pas un accord aussi «inclusif» que cet accord. «Le taux d'indemnisation à Samendéni est la même, tant pour le propriétaire terrien que pour l'exploitant», a-t-il souligné, signifiant que lors des négociations, les populations avaient souhaité qu'il n'y ait pas de discriminations entre populations. Le PDIS s'efforce à tout faire dans la transparence afin d'éviter la situation qui a prévalu avant la relance du Programme, a-t-il poursuivi.

Les pratiques dénoncées par les manifestants auraient reçu une attention soutenue de leur part, si elles étaient étayées d'un minimum de preuves, a-t-il fait comprendre. Et d'ajouter que sa structure a toujours été transparente, aussi bien à l'égard des partenaires financiers et techniques que de l'Etat. Pour cela, sa structure a subi plusieurs audits, a-t-il dit.

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